Économie – Social

La péniche Alizarine en ambassadeur du fret fluvial pour la COP21

Par Florence Gotschaux, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu vendredi 30 octobre 2015 à 5:56

La péniche Alizarine part pour sa première livraison de vin
La péniche Alizarine part pour sa première livraison de vin © Radio France - - Florence Gotschaux

La péniche ardéchoise est partie d'Avignon, il y a quelques jours, direction Paris. Ses propriétaires font un "voyage pour le climat" et militent pour le transport fluvial, beaucoup moins polluant que le transport par la route.

 La péniche ardéchoise Alizarine fait escale ce vendredi soir à Tain l'Hermitage, dans la Drôme. Ses propriétaires, Cécile Sauthier et Raphaël Sauzéat, qui ont créé la SCOP Alizarine, ont lancé leur activité de transport de vin par voie fluviale entre la vallée du Rhône et Paris, en janvier dernier. Et ils ont obtenu le label COP 21.

La conférence internationale pour le climat se tiendra à Paris fin novembre début décembre. Les chefs d'Etat du monde entier seront présents pour tenter de trouver des solutions contre le réchauffement climatique. Une de réponses, c'est le transport fluvial, trop longtemps oublié, expliquent les fondateurs d'Alizarine, qui se sont donc lancé dans un voyage pour le climat. Ils ont quitté Avignon le week-end dernier, avec 10.000 bouteilles de vin à bord et seront à Paris pour le coup d'envoi de la COP21. 

Cécile Sauthier, de la péniche Alizarine

Ce vendredi soir, ils font escale à Tain l'Hermitage... Au gré de leur périple, ils participent à des tables rondes pour faire connaître le fluvial et ses avantages. Leur péniche, un petit modèle, peut transporter l'équivalent de 5 camions frigorifiques, tout en polluant 4 fois moins qu'un seul camion.

Pourtant, la filière, et la SCOP Alizarine a du mal à prendre son essor. Cécile Sauthier et Raphaël Sauzéat lancent donc une campagne de financement participatif pour pouvoir rembourser ses emprunts. Il est possible de participer en allant sur  le site internet ulule.comIls en appellent aussi aux pouvoirs publics pour permettre un véritable développement du fret fluvial.

A Paris, ils seront reçus par des représentants du ministère de l'écologie.