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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

La piste de l'aviation pour sauver General Electric à Belfort bientôt abandonnée ?

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Alors que le site belfortain de General Electric devait se diversifier dans les prochains mois pour produire des moteurs d'avions, la piste semble désormais gelée, moins prometteuse que prévu. 200 emplois devaient être crées dans cette filière, promis par la direction dans le cadre du plan social.

La mobilisation des salariés et des syndicats avait permis de réduire le nombre de suppressions d'emplois, et d'obtenir la promesse de la direction de s'investir dans la diversification des sites
La mobilisation des salariés et des syndicats avait permis de réduire le nombre de suppressions d'emplois, et d'obtenir la promesse de la direction de s'investir dans la diversification des sites © Radio France - Mélanie Juvé

"La piste de l'aviation n'est pas abandonnée, mais elle n'est plus aussi prometteuse aujourd'hui qu'il y a quelques mois" reconnaît Alexis Sesmat, délégué SUD à General Electric Belfort. Le représentant syndical rappelle qu'en octobre dernier, la direction de la branche turbines à gaz du groupe américain s'était engagé à créer 200 emplois en diversifiant l'activité au sein des usines du Territoire de Belfort et en se lançant, notamment, dans l'aéronautique. 

En échange, les syndicats se mettaient autour de la table pour négocier le plan de sauvegarde de l'emploi qui prévoit la suppression de 485 postes. Mais l'activité aviation, qui était en train de se créer à Belfort, semble aujourd'hui compromise redoute également la CFE-CGC.

Une difficile reconversion au vu du contexte "catastrophique" pour l'aviation civile

"C'est en stand-by", "on met cette piste au frigo", "c'est congelé", "les chances que cela fonctionne sont très faibles", plus l'interview avance, et plus Philippe Petitcollin, représentant du syndicat CFE-CGC au sein de la filière gaz de GE à Belfort semble très pessimiste sur l'avenir de la filière aviation à Belfort. 

La piste était pourtant jusqu'à présent l'une des options pour permettre au site de survivre en fabriquant des moteurs d'avion en série : le secteur de l'aéronautique était florissant et plein de promesses de commandes. Jusqu'à l'arrivée du COVID-19 : "10% des boîtes liées à l'aviation ferment, le marché de l'aviation _s'effondre_, c'est une catastrophe. Ce serait totalement hors de propos d'insister et de se lancer à l'heure actuelle ou dans les mois à venir" estime l'élu syndical. 

Quel avenir pour GE Belfort ? Vert pour la CFE-CGC et SUD, noir pour la CGT

La direction de son côté n'a pas souhaité répondre à nos questions. L'abandon ou le gel de la piste aviation n'a pas été acté, mais ni la CFE-CGC, ni SUD ne souhaitent s'attarder sur le sujet, estimant que le projet industriel, et l'avenir du site doit passer par l'hydrogène : "L'énergie est notre coeur de métier, et rendre nos turbines à gaz vertes nous permettra de faire vivre nos usines" explique Philippe Petitcollin, de la CFE-CGC. Pour sa part, la CGT est extrêmement pessimiste "Les pistes de diversification tombent les unes après les autres. On nous banane depuis le début. La direction locale nous a par exemple expliqué que nous n'étions pas assez compétitifs pour réaliser les pads des éoliennes. D'autre part, GE profite du COVID-19 pour transférer de l'activité turbine à gaz en Inde, aux Etats-Unis. A mon avis _d'ici 2024, on sera tous à Pole Emploi_, je ne peux pas le dire autrement" déplore Cyril Caritey, représentant CGT. 

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