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Économie - Social

La polyclinique d'Aire-sur-l'Adour va déposer le bilan : les 167 salariés craignent de se retrouver au chômage

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Par , France Bleu Gascogne
Aire-sur-l'Adour, France

La polyclinique d'Aire sur l'Adour va déposer le bilan. Son patron doit se rendre à 16h ce vendredi au tribunal de commerce de Mont-de-Marsan pour se déclarer en cessation de paiement. Les négociations entre direction et syndicats sur le projet de reprise du groupe Clinifutur ont échoué.

La polyclinique d'Aire-sur-l'Adour va déposer le bilan
La polyclinique d'Aire-sur-l'Adour va déposer le bilan - Frédéric denis

Les négociations sur la reprise de la polyclinique les chênes d'Aire-sur-l'Adour ont échoué ce jeudi malgré huit heures de discussions. Les syndicats Sud et CGT ont dit non au projet de reprise de l'établissement par le groupe Clinifutur, basé à la Réunion. 

Le groupe Clinifutur proposait d'investir dix millions d'euros dans la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour, de pérenniser l'emploi. En contrepartie, les 167 salariés devaient renoncer au treizième mois et aux 2% d'augmentation accordés l'an dernier après dix jours de grève.

C'est une faute collective. J'aurais dû arrêter cette entreprise au moment de la grève de l'année dernière 

— Philippe Libier, pdg de la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour

La polyclinique d'Aire-sur-l'Adour va donc logiquement déposer le bilan. Son patron, Philippe Libier, doit se rendre à 16h ce vendredi au tribunal de commerce de Mont de Marsan pour se déclarer en cessation de paiement

Philippe Libier, pdg de la polyclinique "aujourd'hui, je n'ai plus de repreneur"

J'appelle ça du foutoir, on sait pas exactement où on est 

— Gilles Sarran, délégué syndical CGT

La CGT aurait souhaité une nouvelle consultation des salariés. Sud s'est opposé au projet de reprise. Le syndicat s'est basé sur un vote des salariés pour prendre sa décision :  mardi, ils se sont majoritairement prononcés contre le projet de reprise. Sur 137 votants, 69 ont dit non, 39 ont accepté un gel, pendant un an, des acquis sociaux octroyés l'an dernier. 27 étaient prêts à accepter la proposition de reprise.

Gilles Saran, délégué CGT, aurait voulu consulter une nouvelle fois les salariés

Le pdg de la polyclinique les chênes d'Aire-sur-l'Adour assure que le repreneur a fait des concessions. Selon Philippe Libier, Clinifutur acceptait le maintien de certaines primes ou de certains acquis sociaux pour un montant de 300 000€ par an. Il s'agit du maintien des primes d'assiduité, de transports, de sujétion, de dimanche et jours fériés d'une prime de  chaussure remaniée et d'une grande partie des ressources financières du comité d'entreprise.

Les salariés partagés

Après l'annonce de l'échec des négociations, les salariés sont partagés sur l'attitude des deux syndicats de l'établissement. Certains critiquent Sud pour avoir opposer une fin de non recevoir. D'autres estiment au contraire qu'il ne fallait pas accepter l'offre de reprise, qu'il fallait se battre pour conserver les acquis sociaux octroyés au fil des années.

Les salariés sont aussi partagés sur l'avenir de la polyclinique. Certains craignent la fermeture de la polyclinique d'Aire-sur-l'Adour, de se retrouver au chômage dans les mois qui viennent. D'autres estiment que l'établissement est viable et que si ce n'est pas le groupe Clinifutur, il y aura un autre repreneur.

Les salariés partagés après l'échec des négociations sur le projet de reprise

Le tribunal de commerce de Mont de Marsan devrait donc placer la polyclinique les chênes d'Aire-sur-l'Adour en redressement judiciaire, les dettes seront gelées. Il va nommer un administrateur judiciaire pour piloter l'établissement, rechercher un repreneur. 

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