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Économie – Social DOSSIER : Affaire Naomi Musenga à Strasbourg

"La population est en danger" : les services de secours du Bas-Rhin adressent une lettre au Premier ministre

lundi 27 août 2018 à 18:04 Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Deux organisations syndicales des services de secours du Bas-Rhin appellent à l'aide le Premier ministre. Dans une lettre ouverte, ils estiment que faute de moyens et en raison de dysfonctionnements des centres d'appels, la population du Bas-Rhin est en danger.

L'entrée des urgences de l'hôpital de Strasbourg.
L'entrée des urgences de l'hôpital de Strasbourg. © Maxppp - Dominique Gutekunst

Bas-Rhin, France

"La population bas-rhinoise est en danger, les secours aux personnes ne sont plus dispensés de façon efficace". C'est ainsi que débute la lettre ouverte adressée par le Syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels du Bas-Rhin et la CGT des hôpitaux universitaires de Strasbourg, au Premier ministre.

60 pompiers professionnels en moins dans le Bas-Rhin en quatre ans

Ils estiment que dans le département les demandes de secours de la population augmentent fortement chaque année de 10 à 20% par an. Dans le même temps, les effectifs du SAMU stagnent et ceux des pompiers diminuent (de 10% en quatre ans, soit 60 sapeurs-pompiers de moins). 

En résulte un engorgement du centre 15. "Il faut attendre de longues minutes avant de pouvoir leur transmettre notre bilan", déplore les pompiers, les ambulanciers et les secouristes. Sans compter ensuite "le temps d'attente de prise en charge effective aux urgences". Du coup, dans l'Eurométropole, le temps cumulé d'immobilisation des ambulances de pompiers représente 10 à 12h sur 24h. Les délais d'intervention peuvent s'allonger jusqu'à 2h. 

Un manque de coordination entre les centres d'appels "qui peut déboucher sur des erreurs de traitement"

Dans leur lettre ouverte, les deux syndicats dénoncent également le manque de procédures communes aux centres 15 et 18 qui "peut déboucher sur des erreurs de traitement".

Cette dégradation générale de la qualité de réponse des services d'urgences va continuer de produire des drames de plus en plus nombreux, s'inquiète les services de secours, évoquant le cas de Naomi Musenga, la jeune décédée quelques heures après avoir été moquée par le SAMU en décembre 2017.

La CGT santé et le syndicat autonome des sapeurs-pompiers expliquent avoir déjà alerté la préfecture, l'agence régionale de santé, la direction des hôpitaux universitaires de Strasbourg et du service départemental d'incendie et de secours. Les deux organisations en appellent donc désormais au Premier ministre : "afin que la population puisse être secourue dignement (...) nous vous demandons de prendre toutes les mesures nécessaires afin de redresser cette situation au plus vite".

> Lire l'intégralité de la lettre ouverte adressée au Premier ministre :