Économie – Social

A la recherche d'un successeur au Famas

Par Mathilde Montagnon, France Bleu Saint-Étienne Loire dimanche 13 juillet 2014 à 18:00

L'ARX 160 de Beretta
L'ARX 160 de Beretta © Humbert- Beretta

Le défilé militaire du 14 juillet commence ce lundi à 10h sur les Champs-Élysées. Les soldats français auront encore à la main le fameux Famas, produit à partir de 1978 à la Manufacture d'armes de Saint-Étienne. Mais la direction générale des armées a lancé un appel à candidature pour le remplacer. L'entreprise Humbert située à Veauche, filiale de l'italien Beretta, fait partie des candidats.

L'italien Beretta et sa filiale française Humbert à Veauche ont répondu à l'appel à candidature lancé par la direction générale des armées. Il s'agit de trouver un remplaçant au Famas. Ce fusil d'assaut produit dès 1978 à la Manufacture d'armes de Saint-Etienne, mais qui, à 36 ans, doit être changé.

Remplaçant Famas BOB

Beretta propose le fusil ARX 160. Il a déjà été livré à une quinzaine de pays dans le monde, dont l'Italie qui a acheté 25 000 pièces depuis cinq ans. Mais pour remporter le marché français, Beretta a cherché à adapter son produit : il est par exemple utilisable désormais aussi bien par les droitiers que par les gauchers, il est plus léger également et puis les procédures de sécurité ont été adaptées aux demandes françaises.

Des répercussions sur l'emploi

L'ARX 160 est produit en Italie. Il pourrait malgré tout y avoir des répercussions sur l'emploi dans la Loire ce fusil était choisi par l'armée française. Humbert, à Veauche, parle d'une dizaine d'emplois sur son site, pour la formation, la maintenance et la réparation. Sans parler du maintien des 500 postes des sous-traitants que fait travailler Humbert dans le bassin stéphanois.

Remplaçant Famas ENRO

Aucune entreprise 100% française ne peut répondre aux conditions très strictes de l'appel à candidature de la direction générale des armées. Que l'italien Beretta ait une filiale en France est donc un atout selon le directeur général d'Humbert, Pierrick Mazodier.

La DGA choisira quelles entreprises sont selectionnées pour l'appel d'offre en octobre prochain. Les premiers remplaçants des Famas doivent être produits à partir de 2017. C'est un marché de 90 000 pièces estimé à 300 millions d'euros.