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La réforme des retraites arrive devant les députés (et les débats s'annoncent houleux)

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

C'est parti pour (au moins) deux semaines de débat à l'Assemblée : les députés planchent dès ce lundi sur le projet de réforme des retraites du gouvernement. De nombreux points chauds n'ont pas été tranchés, alors que l'opposition a déposé plus de 40.000 amendements.

Les députés ont quinze jourspour débattre de la réforme des retraites, mais ils anticipent déjà un débord d'une semaine
Les députés ont quinze jourspour débattre de la réforme des retraites, mais ils anticipent déjà un débord d'une semaine © Maxppp - Thierry Thorel

C'est la plus grosse réforme du quinquennat, et elle arrive dans la dernière ligne droite : après deux ans de concertation (et la plus longue grève de l'histoire de la SNCF et de la RATP), la réforme des retraites arrive devant les députés ! 

Ce texte, c'est celui proposé tel quel par le gouvernement : la commission parlementaire spéciale chargée de l'étudier et de le modifier en amont a jeté l'éponge, elle n'a pas réussi à aller au bout des 22.000 amendements déposés par les députés. Et en séance plénière, l'étude du texte s'annonce encore plus difficile. L'opposition a promis de combattre point par point toute la réforme, alors que la majorité aimerait une adoption au pas de charge.

De nombreux points chauds sur la table

Les discussions sont censées durer une quinzaine de jours, jusqu'au 3 mars, soit 84 heures de débat. Mais l'Assemblée a déjà anticipé un débord, jusqu'au 9 mars... Et pour cause : l'opposition, de gauche notamment, a déposé 41.000 amendements - un record sous ce quinquennat. Rien que les députés insoumis et communistes en ont déposé 36.000 !

Le but, c'est de ralentir l'adoption du texte, mais aussi de modifier intégralement le projet du gouvernement - si tant est que les amendements soient adoptés - ou au moins de provoquer des discussions sur les points chauds. Et il y en quelques-uns ! Certains députés déplorent que le gouvernement leur demande de voter "un texte à trous", une sorte de chèque en blanc.

Le calcul du point basé sur un indicateur... qui n'existe pas encore

Ainsi, sur la pénibilité, rien n'a été arrêté sur le fait de pouvoir partir plus tôt dans certains métiers. Sur la réversion des pensions au conjoint survivant, les conditions devraient être plus restrictives, mais là encore rien n'est tranché dans le texte du gouvernement. 

Pire encore : le cœur du projet, c'est de passer à un système à points, mais le calcul de la valeur de ce point est plus que flou. Ainsi, si le gouvernement promet que le point ne sera jamais revu à la baisse, il envisage, pour sa revalorisation, de se caler sur l'évolution, plus avantageuse selon lui, des revenus plutôt que sur l'inflation (l'évolution des prix), grâce à un indicateur : le revenu moyen par tête. Le problème, c'est que cet indicateur n'existe pas encore. Il sera créé par l'INSEE après l'adoption de la loi.

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