Économie – Social

La région Pays de la Loire pourrait entrer au capital des chantiers navals de Saint-Nazaire

Par Rosalie Lafarge, France Bleu Loire Océan vendredi 2 septembre 2016 à 17:37

Bruno Retailleau
Bruno Retailleau © Radio France - Boris Hallier

Le président de la région Pays de la Loire n'exclut pas d'entrer au capital des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Bruno Retailleau a envoyé un courrier au ministre des l'Economie et des Finances Michel Sapin.

Après la lettre du syndicat Force Ouvrière des chantiers navals envoyée au Premier ministre Manuel Valls, voici la lettre du président Les Républicains de la région adressée cette fois au ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin. Dans ce courrier daté de ce vendredi 2 septembre, il demande à l'Etat de se prononcer rapidement sur les solutions de reprise envisagées et n'exclut pas, en tant que président de la région, une entrée des Pays de la Loire au capital de STX France.

Bruno Retailleau demande à Michel Sapin quelle solution est envisagée par l'Etat pour assurer la pérennité des chantiers navals. La maison-mère sud coréenne va mal, elle a jusqu'au 9 septembre pour présenter un plan de restructuration et ainsi éviter la liquidation. Mais cette restructuration passera certainement par une cession de STX France.

"Vous comprendrez qu'au moment même où les chantiers STX disposent d'une visibilité industrielle sans précédent, avec la commande de 14 nouveaux paquebots d'ici 2026, représentant 100 millions d'heures de travail et où les perspectives de créations d'emplois au sein de la filière navale ligérienne n'ont jamais été aussi fortes, que cette situation puisse nourrir les inquiétudes les plus vives des salariés comme des acteurs économiques et des élus ligériens", écrit Bruno Retailleau à Michel Sapin.

Le président de la région rappelle par ailleurs que l'Etat est détenteur d'un tiers du capital de STX France, et qu'il dispose d'une minorité de blocage ainsi que d'un droit de véto.

"Compte tenu de l'imminence des échéances (...) mais aussi du caractère hautement stratégique de la filière navale pour les Pays de la Loire, comme sur le plan national, il importe donc que l'Etat puisse désormais très rapidement nous faire savoir quelle solution de reprise industrielle des chantiers navals il entend privilégier" poursuit Bruno Retailleau dans son courrier.

Le président de la région précise par ailleurs que, "tout en privilégiant une solution de reprise industrielle, la région n'écarte aucune hypothèse y compris celle de sa participation au tour de table financier dans le cadre de cette reprise".

Le plan de restructuration de la maison-mère de STX France inquiète notamment les syndicats du dernier grand chantier naval civil français. Ils s'interrogent sur l'identité et les intentions de l'éventuel repreneur, alors que le carnet de commandes est rempli pour les dix prochaines années.

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