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Dossier : La nouvelle éco

La relance éco : "on a peur d'une seconde vague", explique le directeur d'Aliment Bétail Limousin

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Par , France Bleu Creuse

L'usine Aliment Bétail Limousin fait partie de celles qui n'ont pas fermé pendant le confinement. Indispensable pour fournir les agriculteurs en nourriture pour leurs animaux, le site a même connu un rebond d'activité au moment de l'annonce d'un confinement par le gouvernement.

L'usine Aliment Bétail Limousin, ABL, produit près de 50.000 tonnes de nourriture par an
L'usine Aliment Bétail Limousin, ABL, produit près de 50.000 tonnes de nourriture par an © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

Installée à Saint-Léger-Bridereix, l'usine Aliment Bétail Limousin a continué de produire normalement pendant le confinement. Alors qu'elle produit et livre quelques 50.000 tonnes de nourriture par an, principalement destinée à l'agriculture, elle a même connu un regain d'activité lorsque le confinement a été annoncé par le gouvernement. Son directeur, Bruno Pray, craint tout de même une deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, qui pourrait s'avérer plus compliquée pour l'économie de l'entreprise. 

"On se doit de livrer les agriculteurs", explique Bruno Pray, qui n'a pas été contraint de fermer son usine de production d'aliments pour les animaux. Seule fermeture : celle, pendant une demi-journée, de l'accès aux achats pour les quelques particuliers qui se fournissent directement auprès de la société. "On a créé un sas, pour éviter aux clients de se croiser, et on a mis à disposition du gel hydroalcoolique dès le début", précise le directeur d'Aliment Bétail Limousin (ABL). 

Regain d'activité

Immédiatement après l'annonce du confinement, certains agriculteurs se sont précipités sur de nouvelles commandes. "Ils ont eu peur de ne plus être livrés, de manquer pour leurs animaux", explique Bruno Pray. Le nombre de commandes est ensuite revenu à la normal, d'avril à juin, avec de légers problèmes d'approvisionnements, causés par les difficultés rencontrées par les transporteurs. Autre difficulté : un trou dans la trésorerie. Les agriculteurs, qui paient majoritairement par chèque, n'ont pas pu envoyer leurs enveloppes correctement, avec la baisse d'activité de La Poste pendant le confinement. 

La crainte d'une seconde vague

Si une seconde vague devait survenir à la rentrée, le directeur d'ABL n'est pas serein. "Si l'on a des cas de Covid-19 dans l'entreprise, on ne pourra pas travailler correctement et il y aura forcément des pertes", s'inquiète Bruno Pray. Autre inquiétude, celle d'un reconfinement. La fermeture des restaurants provoque un arrêt des commandes de viandes limousines, qui pourrait avoir un impact sur les achats de nourriture et donc sur Aliment Bétail Limousin, à plus grande échéance. 

Bruno Pray, directeur d'Aliment Bétail Limousin, à Saint-Léger-Bridereix

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