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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : à Amiens reprise timide et avec des inquiétudes pour le cirque Arlette Gruss

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Par , France Bleu Picardie

Après des mois d'arrêt suite à la crise sanitaire, le cirque Arlette Gruss dont le siège social est à Amiens envisage son redémarrage. Plusieurs dates à travers la France sont déjà prévues, mais de fortes inquiétudes subsistent.

Gilbert Gruss directeur du Cirque Arlette Gruss
Gilbert Gruss directeur du Cirque Arlette Gruss - Gruss

"On essaie de s'organiser au mieux pour que tout se passe bien, mais c'est très compliqué", Gilbert Gruss, le directeur du cirque Arlette Gruss, dont le siège social est à Amiens, s'inquiète, à quelques semaines de la reprise des spectacles. Son cirque, comme tous les autres, est à l'arrêt depuis le début de la crise sanitaire. Les spectacles et la tournée ont du être annulés.

Une période particulièrement difficile pour la troupe et l'entreprise, détaille Gilbert Gruss : "Pour l'instant nous sommes à 1,2 millions d'euros de pertes. C'est énorme, il n'y a rien qui rentre. En terme d'aides nous n'avons eu que le chômage partiel, nous avons vraiment l'impression d'être le parent pauvre de la culture." Des pertes colossales expliquées par un fonctionnement très coûteux : "Le cirque Arlette Gruss coûte chaque jour 30 000 euros de fonctionnement, donc ça va très vite. Il y a 140 salariés, 110 véhicules, une soixantaine d'animaux, ça représente pas mal de frais."

Cinq dates prévues, et une inconnue pour la suite

Mais cette période très délicate a permis à la troupe de préparer Excentrik, son nouveau spectacle. La troupe doit quitter ses quartiers d'hiver le 11 septembre pour rejoindre Aix-les-Bains, en Savoie afin d'entamer les répétitions. Une première représentation est prévue le 23 septembre avant d’enchaîner sur quatre autres villes. "Quand on aura fait les cinq premières dates, on en saura un peu plus pour la suite. On décidera si le cirque continue ou s'il s'arrête", se projette le directeur.

Parmi ces premiers spectacles, un arrêt est prévu à Amiens du 5 au 8 novembre, comme c'est le cas chaque année à l'automne. Un passage immanquable pour la troupe : "Cette date est prête, tout est prêt. On y tient parce que Amiens c'est notre ville coup de cœur, notre petit coin de paradis, et ce serait dommage que les Amiénois ne puissent pas voir le spectacle."

"C'est un peu difficile pour nous de faire des prédictions"

Mais Gilbert Gruss l'affirme, tout a été pensé pour accueillir le public dans les meilleures conditions possibles : "On a le gel hydroalcoolique, on peut mettre en place la distanciation physique, on a des masques pour les clients. Mais les gens entendent des mauvaises nouvelles à longueur de journée, est-ce qu'ils vont vouloir venir au spectacle ?"

Si le directeur du cirque espère un retour à la normale rapide, il reste tout de même un peu inquiet : "Je ne le sens pas très bien. On parle de la deuxième vague, de la mutation du coronavirus... C'est un peu difficile pour nous de faire des prédictions, puisque même l'Etat est incapable d'en faire pour la France."

Réécoutez la relance éco de France Bleu Picardie

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