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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : à Belfort, la société TNT Events est "obligée de vendre ses bijoux de famille pour survivre"

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Une entreprise du Territoire de Belfort, TNT Events, spécialisée dans l'organisation d’événements, a décidé de vendre une partie de son matériel de travail. Depuis le 8 mars, la société n'a quasiment plus aucune rentrée d'argent et craint d'être "la dernière à reprendre le travail".

La société a décidé de vendre son matériel de travail pour "survivre"
La société a décidé de vendre son matériel de travail pour "survivre" © Radio France - Christophe Beck

Thomas Mouhat, directeur de TNT Events, société spécialisée dans l'organisation d’événements, et dans l'installation de stands, dont le siège social est à Argiésans, dans le Territoire de Belfort, explique être "dans le brouillard le plus complet depuis début mars". Il était l'invité ce vendredi de La Relance Eco, le rendez-vous quotidien de France Bleu Belfort Montbéliard à 7h15 du lundi au vendredi.

On rebondira et on sortira plus grand de cette crise

Depuis que l’ensemble des événements du Nord Franche-Comté ont été annulés par décret, "tout s'est effondré" affirme le chef d'entreprise. Pour "survivre", la société a commencé à vendre en ligne du matériel de travail. Le chef d'entreprise essaie de rester optimiste : "nous sommes en train d'imaginer nos missions différemment, on se remet en question et on réinvente nos métiers" pour imaginer un avenir plus joyeux. 

Aucune rentrée d'argent depuis mars 

"Depuis début mars, il n'y a plus un seul euro qui rentre dans nos caisses, donc il faut se réinventer, il faut trouver des solutions parce que les charges continuent à courir", poursuit Thomas Mouhat, qui emploie une trentaine de personnes.

L'entreprise a par exemple installé des stands à l'entrée des usines qui ont mis en place un dispositif de sécurité sanitaire renforcé. Mais la société est donc très loin de l'activité habituelle : "à cette époque de l'année, normalement, on court partout, on a 25 événements chaque semaine à gérer".

Des aides de l'Etat bienvenues

Si les revenus sont quasiment à zéro, le chef d'entreprise reconnaît avoir bénéficié d'aides précieuses : "nous sommes sous perfusion, nous avons eu, et on peut le remercier, des aides de l'Etat : prêt de garantie, chômage partiel, report de charges, mais qu’il faudra bien finir par payer à la fin. Il faut continuer à honorer un certain nombre de choses".

Revendre du matériel pour "survivre"

Ainsi, Thomas Mouhat a dû se résoudre à contre-cœur à vendre une partie de son matériel : "des véhicules, mais également du matériel de sonorisation, d'éclairage, du mobilier. On vend un peu nos bijoux de famille pour essayer de survivre. On va s'en séparer car on a pas de visibilité pour notre avenir, mais une fois que ce sera reparti, on rachètera de nouveau."

Un avenir en pointillés 

Le directeur tente de rester optimiste : "Ce n'est pas évident, d'autant que ma conjointe est salariée de l'entreprise, les nuits sont dures. Psychologiquement il faut tenir, car cette entreprise c'est notre bébé, il y a la détresse des salariés aussi. On sera les derniers à reprendre et on ne sait pas dans quelle mesure... est-ce qu'on va vibrer comme avant ? Y'aura-t-il de la magie ?"

"On attend maintenant des mesures et des annonces pour savoir quel jour on pourra peut-être envisager une reprise, courant août ou septembre, avec des petits rassemblements, type mariage pour des particuliers ou des petits salons, des petits congrès pour les entreprises à la rentrée".

Un collectif pour se soutenir

Un collectif d'entraide a vu également le jour dans le Nord Franche-Comté qui regroupe une centaine d'entreprises de la région victimes de la crise sanitaire : "le but c'est de s'entraider, d’être solidaire les uns des autres. On est tous dans la même galère, donc on se refile des tuyaux, des coups de main. Le but n'est pas d'être dans la revendication, mais d’être bienveillant, d'essayer de se réinventer, de se prêter des outils". "On va pas se laisser mourir, on a appris à être agile, à s'adapter. On va y arriver" conclut l'entrepreneur. 

Retrouvez la chronique "La relance éco" à 7h15 tous les jours sur France Bleu Belfort Montbéliard.

France Bleu Belfort Montbéliard est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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