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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : à Bourgoin-Jallieu reprise bien réelle pour la plus grande salle de réalité virtuelle du pays

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu accompagne ceux qui font redémarrer l'activité économique. Après 3 mois de pause pour cause de coronavirus, comment est repartie l'activité de la plus grande salle de réalité virtuelle de France? On la trouve à Bourgoin-Jallieu, en Isère, où elle venait tout juste d'ouvrir.

Christophe Carron, fondateur de la salle, rappelle qu'il faut venir avec un masque.
Christophe Carron, fondateur de la salle, rappelle qu'il faut venir avec un masque. © Radio France - Céline Loizeau

C'est à Bourgoin-Jallieu (Isère) que l'on trouve la plus grande salle de réalité virtuelle de France. Plus de 1.000 mètres carrés pour jouer, casque sur la tête, à des jeux, seul ou en équipe. "Multiworld", c'est le nom de cette salle, a ouvert en novembre dernier et a été contrainte, comme de très nombreux établissements, de fermer mi-mars avec le confinement. Elle a rouvert mi-juin avec environ 40% de sa fréquentation d'avant-confinement. Mais son fondateur, Christophe Carron est de nature optimiste. Et pour lui il y a des signes encourageants avec notamment des demandes d'entreprises qui veulent passer un moment avec leurs salariés pour resserrer les liens après le confinement. "Multiworld" emploie six personnes à temps plein.

Vous avez dû adapter votre activité aux nouvelles règles sanitaires, cela vous a demandé beaucoup de travail ?

"Et bien, écoutez, chez "Multiworld", la plus grande salle de réalité virtuelle de France, on avait déjà des mesures d'hygiène qui étaient assez draconiennes. A savoir qu'on désinfecte les équipements à chaque passage, on demande aux clients de mettre une charlotte et un sur-masque. Ce qui fait qu'aujourd'hui simplement ce qu'on a rajouté c'est que les clients se lavent les mains au gel hydroalcoolique avant la partie, on leur demande d'être équipés d'un masque de protection et de l'enlever quand les équipes sont à distance. Dernière chose, on désinfecte avant et après."

Votre établissement a ouvert en novembre, vous avez dû fermer mi-mars, puis vous avez rouvert mi-juin, comment se porte la fréquentation ?

"Je vais vous répondre de manière un petit peu modérée ou en tout cas sans savoir vraiment où on en est parce que c'est notre premier été et traditionnellement je crois que l'été ce n'est pas une période où les salles de jeux en réalité virtuelle sont les plus fréquentées. Aujourd'hui, on est à peu près à 40 % de ce qu'on faisait auparavant, avant le Covid. Evidemment, je pense qu'il y a eu un frein sur les jeux en salle, mais aussi parce c'est une période qui n'est pas forcément propice aux jeux. On constate quand même que les gens qui viennent viennent avec plaisir, viennent et reviennent en fait, c'est ce qui est rigolo."

C'est forcément embêtant quand on a fait de gros investissements ?

"Je ne suis pas sûr qu'il faille se plaindre en ce moment. On a tous reçu ça sur la tête, on s'adapte, les équipes sont présentes, hyper solidaires, ont vraiment envie de travailler. Effectivement, ce n'est pas simple, mais je crois que ce n'est simple pour personne. Le gouvernement nous a accompagnés sur la période de chômage partiel, il nous accompagne encore aujourd'hui sur des activités qui sont freinées ou ralenties. Pour l'instant, on fait attention, on se serre de notre côté. Aujourd'hui, c'est 6 personnes qui travaillent à plein temps sur la salle."

Y-a-t-il des signes encourageants pour l'avenir ?

"Les petites choses qui mettent du baume au cœur, c'est notamment tous ces clients "pros" ou entreprises qui nous contactent pour revenir faire des petits moments de "team building", se retrouver en équipe. Je crois que ce que j'entends le plus quand on nous appelle, c'est "ça fait un peu trop longtemps qu'on ne s'est pas réuni tous ensemble, j'ai besoin qu'on prenne un bon moment avec mes équipes, avec tous les collaborateurs de l'entreprise. Et chez vous, on se sent en sécurité parce que vous avez 1.100 mètres carrés et du coup on n'est pas les uns sur les autres." On peut venir à 5, 10, 15, 20, 50, on a même une demande pour 100 personnes. On se sent en sécurité et on peut aller s'amuser, resserrer un peu les liens qui ont été distendus avec cette période de confinement."

On aurait pu penser que les entreprises feraient l'économie de ce genre de dépenses ?

"Est-ce que vous pensez que c'est le moment de faire des économies sur le serrage de lien? Je n'en suis pas persuadé et tous ceux qui nous appellent à priori en sont convaincus comme moi. Et le grand public revient, on voit qu'il continue à faire des anniversaires, ça c'est important pour eux. Ce qu'ils n'ont pas pu faire avant, et bien, ils le font maintenant. Ils savent qu'on a vraiment une très belle salle et qu'on a encore des nouveautés qui sortent régulièrement. Pendant le confinement, on s'est rapproché de nouveaux éditeurs. On a plein de nouveautés. Allez voir sur notre site internet, vous verrez que c'est impressionnant."

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France Bleu est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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