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Dossier : La nouvelle éco

La relance éco : une fin d'année compliquée pour Sentiers, l'association de réinsertion dijonnaise

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Par , France Bleu Bourgogne

Dans la relance éco on s'intéresse ce matin à Sentiers, une association de réinsertion par l'activité économique. Sa spécialité la restauration de patrimoine,un support pour faire travailler des personnes éloignées de l'emploi. Reportage sur le chantier du mur du parc de la Colombière à Dijon.

Des salariés, sur le chantier de réinsertion mené par l'association Sentiers, au parc de la Colombière à Dijon, fin juillet 2020.
Des salariés, sur le chantier de réinsertion mené par l'association Sentiers, au parc de la Colombière à Dijon, fin juillet 2020. © Radio France - Stéphanie perenon

Dans la relance éco on s'intéresse ce matin à Sentiers, une association de réinsertion par l'activité économique. Depuis vingt-trois ans, elle organise des chantiers de restauration de patrimoine, pour faire travailler des personnes éloignées de l'emploi. Mais avec la crise du coronavirus, tous les chantiers ont dû être stoppés et la situation de l'association a été fragilisée.

La relance éco avec l'association de réinsertion Sentiers, illustration sur le chantier du parc de la Colombière à Dijon où des détenus travaillent chaque jour depuis plusieurs mois et où la crise sanitaire n'a pas facilité les choses

Tous les chantiers stoppés au 16 mars

"L'arrêt des chantiers n'a pas été simple", explique Bruno Sterlin, le directeur de l'association. "On a eu un gros décalage sur le planning, ce qui pose un problème avec les clients. On travaille beaucoup avec les communes, les entreprises, des domaines viticoles, et pour beaucoup il y avait des enjeux, des problématiques de délai, d'autant plus qu'on n'est toujours pas avec notre effectif total."

de gauche à droite, Rachid El Kouaz, éducateur spécialisé, encadrant sur le chantier du parc de la Colombière et Bruno Sterlin, directeur de l'association Sentiers.
de gauche à droite, Rachid El Kouaz, éducateur spécialisé, encadrant sur le chantier du parc de la Colombière et Bruno Sterlin, directeur de l'association Sentiers. © Radio France - Stéphanie Perenon

Effectifs réduits et mesures sanitaires

Sur tous les chantiers de l'association, de nouvelles mesures ont été mises en place en raison de la crise sanitaire. A commencer par les trajets en camion qu'il a fallu réorganiser. "Le port du masque est obligatoire pour ces trajets et la jauge a été abaissée", raconte Rachid El Kouaze, éducateur spécialisée au sein de l'association depuis une dizaine d'années.  Il encadre le chantier du parc de la Colombière à Dijon et est chargé d'aller chercher les salariés chaque jour à la maison d'arrêt, et de les ramener le soir. A cela s'ajoute la désinfection complète et régulière du camion comme des outils.

Sur le chantier du parc de la Colombière, mené par les équipes de Sentiers, ici fin juillet 2020.
Sur le chantier du parc de la Colombière, mené par les équipes de Sentiers, ici fin juillet 2020. © Radio France - Stéphanie Perenon

Difficultés à garder le contact 

Sur le chantier du parc de la Colombière, débuté en avril 2019, le travail a repris depuis le déconfinement mi-mai. Et le mur fragilisé par le temps et les intempéries reprend forme. Un chantier mis en place en partenariat avec Dijon Métropole et l'administration pénitentiaire.

"Les gens qui travaillent ici sont des personnes placées sous main de justice, qui sont soit incarcérées à la maison d'arrêt soit suivies à l'extérieur par le SPIP et avec lesquelles on travaille sur un projet de réinsertion", précise Joel Jallet, le directeur du Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation en Côte-d'Or.

Joel Jallet, le directeur du Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation en Côte-d'Or, se félicite du travail accompli dans tous les sens du terme

Des conditions compliquées pour tout le monde, y compris pour les personnes accompagnées sur le chantier car tout s'est arrêté d'un coup. Cela n'a pas été évident à vivre pour ce jeune homme de 28 ans. "C'était un peu embêtant parce que je m'ennuyais, un peu et j'étais vraiment content de reprendre. Ce travail ça m'a permis d'avoir un boulot, un appartement, et normalement un travail en septembre."

Pour ce jeune homme de 28 ans, son travail sur le chantier lui a beaucoup apporté depuis un an.

Parc de la Colombière, à Dijon, fin juillet 2020, sur le chantier de réinsertion de l'association Sentiers.
Parc de la Colombière, à Dijon, fin juillet 2020, sur le chantier de réinsertion de l'association Sentiers. © Radio France - Stéphanie Perenon

Cette perte de contact pendant le confinement, c'était l'une des inquiétudes de Bruno Sterlin, "on craignait que la situation des publics qu'on accompagne, déjà très touchés par l'isolement, on craignait que ces situations s'aggravent." Pour cela l'association a tout fait pour garder le contact avec ses salariés, par téléphone mais aussi par mél., "et globalement on est rassurés car sur l'aspect humain et l’accompagnement il y a eu peu de retours en arrière, et ça c'est vraiment une bonne chose."

"De voir les gens tirés vers le haut par la qualité du travail réalisé, d'entendre les passant qui s'arrêtent pour féliciter les équipes, c'est une vraie source de satisfaction et une belle reconnaissance" Bruno Sterlin, directeur de Sentiers

L'impact économique reste toutefois important, "et cette fin d'année comme 2021 s'annoncent compliquées" reconnait le directeur de Sentiers. Mais en attendant les avancées sont visibles sur le mur et bien au-delà pour Bruno Sterlin, "de voir les gens tirés vers le haut par la qualité du travail réalisé, d'entendre les passant qui s'arrêtent pour féliciter les équipes, c'est une vraie source de satisfaction et une belle reconnaissance".

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