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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : à Eclose-Badinières, Porcher n'avance pas masqué

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font redémarrer l'activité économique. Aujourd’hui, gros plan sur le groupe Porcher installé en Nord Isère, spécialisé dans le textile technique qui a su s'adapter à la crise, en se lançant dans la production industrielle de masques lavables

Des masques fabriqués par Porcher-Industries, en Isère, pour le compte de la Région
Des masques fabriqués par Porcher-Industries, en Isère, pour le compte de la Région - (photo fournie par la Région Auvergne-Rhône-Alpes)

15 millions de masques en tissus sont sortis en trois mois des usines Porcher en Nord Isère. La demande commence à se tasser et l'entreprise spécialisée dans le textile technique va devoir absorber une baisse de sa production traditionnelle liée à la crise post-covid. André Genton, le président de Porcher Industrie est l'invité de "la relance éco" de France Bleu Isère ce mercredi.

Ecoutez l'interview d'André Genton, le président de Porcher Industrie

Pendant le confinement vous vous êtes mis à fabriquer des masques, ça continue ?

Nous fabriquons encore des masques parce que nous avons encore des commandes. Dès le départ, on s’est assuré d’avoir des commandes pérennes. On s’est inscrit dans la durée, on a travaillé avec des gens qui continuent de nous passer des commandes.

Combien avez-vous fabriqué de masques depuis le début de la crise ?

Un peu plus de 15 millions de masques sont sortis de nos usines en trois mois, notamment ceux que la région Auvergne Rhône-Alpes a distribué à tous les habitants. Ça a été notre première grosse commande, celle qui nous a permis de démarrer l’aventure.

Masque de protection UNS1 modèle Porcher Industrie, distribué par la Région Auvergne Rhône-Alpes
Masque de protection UNS1 modèle Porcher Industrie, distribué par la Région Auvergne Rhône-Alpes © Radio France - Laurent Gallien

Pendant le confinement, votre activité globale a-t-elle diminué ?

Nous avons toujours continué à travailler, nos usines ont toujours fonctionné. Nous ne voulions pas arrêter, parce que nous savons que la reprise est toujours difficile, le "démarrage en côte" est toujours compliqué dans la production industrielle. Petit à petit, on a vu notre activité décroître et c’est clair que les masques nous ont permis de compenser une perte d’activité. Maintenant, il y a moins de demandes de masques. Donc on a du mal à compenser cette baisse d’activité notamment dans l’aéronautique et l’automobile qui constituent deux tiers de notre activité.

Quelles sont justement les activités de Porcher en temps normal ? 

Nous fabriquons des textiles techniques pour l’automobile et l’aéronautique. Par exemple, quand vous rentrez dans un avion, quand vous mettez votre bagage dans un coffre, ou quand vous voyez les parties latérales de l’avion, le revêtement du sol c'est probablement nous, car on a 50 % du marché mondial de ce type de fabrication. On est aussi sur des structures primaires de composites techniques dans l'A 350. Dans l’automobile, nous sommes un des leaders de l’airbag, nous fabriquons des tissus pour les airbag. Pour résumer, notre métier en général c’est l’alliance de la chimie et de la fibre.

Vous fabriquez tout ça en Isère ?

Nous fabriquons en partie en Isère. Nous avons quatorze usines dans le monde. En Isère nous fabriquons de l’airbag à la Tour-du-Pin,  des solutions pour l’aéronautique au Grand-Lemps et à Eclose-Badinières.  Et puis, bien sûr, toute notre fabrication de masques qui est une activité évidemment récente.

Combien avez-vous de salariés et avez-vous été obligé d’en mettre au chômage partiel ?

Il est important pour nous de conserver l’emploi. Comme beaucoup de chefs d’entreprises, nous avons une visibilité quasi-nulle. Notre métier, on l’a démontré en fabriquant ses masques, c’est l’agilité. Au début, tout le monde nous disait  que le fait d'être polyvalent, multi-marchés, c’est un petit peu compliqué face à nos concurrents qui sont très spécialisés.  Nous, on a toujours prôné la diversité. Ce qui est important, c’est d’avoir une plate-forme technologique qui peut nous servir d’une production à l’autre. C'est ce qui nous a permis de faire des masques rapidement. C'est cette agilité qui nous permet de garantir l’emploi autant que faire se peut. Nous avons quelques personnes au chômage partiel, mais très peu sur nos 2000 employés en tout dont un millier en Isère.

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France Bleu Isère est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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