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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : à Grenoble, les PUG sont pugnaces

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour, France Bleu Isère accompagne ceux qui font redémarrer l'activité économique. Aujourd’hui, on se penche sur le monde de l'édition avec les Presses universitaires de Grenoble (PUG)

Le Café de la presse de France Bleu Isère, en direct de la librairie Arthaud, à Grenoble
Le Café de la presse de France Bleu Isère, en direct de la librairie Arthaud, à Grenoble © Radio France - Elise Delève

Sans librairie, pas de vente de livres. L’activité du monde de l'édition s'est donc aussi mise à l'arrêt pendant le confinement. À Grenoble, les PUG ont du décaler certaines parutions. Ségolène MARBACH, directrice éditoriale était l'invitée de "la relance éco" de France Bleu Isère ce mercredi.

Ecoutez l'interview de Ségolène MARBACH, Directrice éditoriale des Presses Universitaires de Grenoble

Le monde de l'édition a-t-il été victime du confinement ?

Évidemment, nous avons dû pendant le confinement décaler des sorties de livres, tout simplement parce que les librairies étaient fermées. Or les libraires restent notre principal canal de diffusion de nos productions. La vente en librairie représente 82% de nos ventes de livres. On a donc décalé 30 % de notre production. Nous avions quarante sept nouveautés prévues, finalement nous n'en sortirons que trente-trois. Nous avons gardé les ouvrages à fort potentiel, ceux auxquels nous croyons le plus en terme de ventes au grand public. Et nous avons décalé les parutions moins "vendeuses" et qui ne souffriront pas trop d’être décalé de six mois ou d’un an.

C’est tout le modèle financier qui était mis à l’arrêt ? 

Oui car les librairies nous achètent les livres à l’avance. La filière du livre fait interagir un éditeur à l’origine, ensuite un diffuseur qui prospecte les librairies, puis les librairies qui vendent aux lecteurs. Donc en fait le client final, pour nous éditeurs, il est très loin, en bout de chaîne. Lorsque les librairies ferment pendant deux mois, elles ne vont pas prendre nos livres. On ne pouvait pas encombrer les tables des librairies avec des livres non vendus et nous avons donc été obligés, les uns et les autres, de décaler une partie de notre production.

En revanche pendant le confinement vous avez innové sur internet ?

En effet, Lorsque la crise sanitaire s’est déclarée, nous avons été frappé d’entendre tout le monde parler du coronavirus comme si tout le monde était expert. Tout le monde était épidémiologiste. Or nous on publie les résultats de la science, donc on s’est demandé comment redonner une parole aux chercheurs sur la place publique, comment redonner une paire parole chercheurs dans la société donc on a décidé de proposer des petits articles de 10 000 signes, quatre pages que l'on met en ligne. On les diffuse gratuitement pour que chacun puisse avoir la parole de la science. On a donc publié depuis deux mois une soixantaine de petits titres dans cette collection qui s’appelle "le virus de la recherche". Ils sont téléchargeables sur le site internet des PUG et sur les sites internet des librairies, ce qui est aussi une manière de leur dire que nous sommes solidaires d'eux.

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France Bleu Isère est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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