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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : à Malonze, la Celmar essaie de se "relocaliser"

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Par , France Bleu Creuse

La grande coopérative agricole de l'ouest-creusois n'a pas trop souffert de la crise sanitaire, malgré un cas de Covid-19 en son sein. Les volumes de vente n'ont pas trop varié, et les débouchés locaux lui ont permis de passer le cap. Entretien avec son président, Jean-Christophe Dufour.

La coopérative des éleveurs de la marche est la principale coopérative creusoise d'élevage bovin et ovin
La coopérative des éleveurs de la marche est la principale coopérative creusoise d'élevage bovin et ovin © Radio France - Olivier Estran

Jean-Christophe Dufour, en quelques chiffres que représente la Celmar ?

C'est une coopérative qui a fêté son 50ème anniversaire l'an dernier. Elle rassemble a 750 éleveurs bovins et ovins, répartis sur cinq départements, la plupart sur la Creuse et l'Indre. Le chiffre d'affaires est d'environ 75 millions d'euros.

Pour vous, quelles ont été les conséquences de la crise sanitaire, notamment le confinement ?

La première conséquence a été une réorganisation des équipes, pour respecter leur sécurité au travail. On faisait partie des activités prioritaires, on devait maintenir les circuits alimentaires. On a connu un cas positif, c'est vrai. Dès le début du confinement, on a mis en place des mesures de sécurité,  pour nos salariés, et nos adhérents quand ils passaient sur le site de Malonze, et ça s'est bien passé. Nos techniciens ont continué d'aller dans les fermes.

"Le commerce à l'export s'est maintenu."

Au niveau du commerce, on a un peu vécu un chamboulement avec de grosses incertitudes en début de confinement. Il y a eu des semaines avec un emballement et puis plus rien les semaines d'après. Mais globalement l'activité ne s'est pas arrêtée. Le commerce à l'export s'est maintenu, notamment vers Italie et la Grèce, avec une pression du client évidemment. Dans cette période-là, tout est bon à la négociation du prix., je ne vous le cache pas. Le marché s'est adapté, mais il ne s'est pas arrêté.

Est-ce que fondamentalement cette période a changé quelque chose pour la Celmar ? Est-ce qu'il y a un avant et un après ?

Oui il y a un avant et il y aura un après pour la Celmar. Le marché était déjà en train de se modifier un peu, la tendance de consommation locale, en circuits courts, était en train de monter en puissance. Ca s'est accéléré avec le confinement.

"La consommation locale ? Il y a une réelle demande."

A la Celmar, on travaille depuis des années à cette adaptation, avec un système de caissettes pour nos producteurs qui n'ont pas les moyens techniques ou la capacité de faire eux-mêmes de la vente directe. Donc on développe un peu plus cette activité, et un peu plus vite, parce qu'il y a une réelle demande. On ne néglige pas les grandes surfaces évidemment parce que ce sont des volumes importants. On sort 400 à 450 animaux de boucherie par semaine, voilà, on essaie de diversifier les débouchés par rapport à ce qu'on pouvoir faire historiquement."

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