Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : 15 départements toujours en vigilance rouge, 54 désormais en orange
Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

"La relance éco" : à Orléans, les courses reprennent à l'hippodrome ... sans public ni paris

-
Par , France Bleu Orléans

Ce dimanche 5 juillet c'était la reprise des courses à l'hippodrome d'Orléans. Coronavirus oblige, l'événement avait lieu sans public ni pari puisqu'à l'hippodrome d'Orléans, ils ne peuvent être fait que sur place.

Six courses avaient lieu pour la première fois depuis le confinement à l'hippodrome d'Orléans ce dimanche 5 juillet
Six courses avaient lieu pour la première fois depuis le confinement à l'hippodrome d'Orléans ce dimanche 5 juillet © Radio France - Mathilde Bouquerel

Quelques encouragements fusent tandis que les chevaux et leur jockeys se disputent les derniers mètres qui les séparent de l'arrivée sur la piste de l'hippodrome d'Orléans ce dimanche 5 juillet

De l'autre côté de la barrière, quelques entraîneurs, lads ou membres de la société des courses tiennent lieu de public. Mais les gradins sont vides et la voix du commentateur résonne étrangement dans le silence. Crise sanitaire oblige, les courses ont lieu à huis-clos

Les gradins de l'hippodrome d'Orléans étaient vides ce dimanche 5 juillet, car les courses avaient lieu à huis-clos
Les gradins de l'hippodrome d'Orléans étaient vides ce dimanche 5 juillet, car les courses avaient lieu à huis-clos © Radio France - Mathilde Bouquerel

Un événement déficitaire pour l'hippodrome d'Orléans

C'est la première réunion hippique depuis le confinement à l'hippodrome d'Orléans, également la seule de 2020 puisque les courses étaient censées commencer au printemps et que la prochaine aura lieu en mars 2021. Six courses disputées en tout : deux sur plat et quatre d'obstacles, avec une prime de course allant jusqu'à 5.760 euros pour l'écurie du cheval gagnant.

Pas de public, c'est aucune entrée vendue pour l'hippodrome d'Orléans. Également pas de pari, puisqu'à l'hippodrome d'Orléans, ils ne peuvent se faire que sur place. L'événement d'aujourd'hui est donc déficitaire pour la société des courses : avec les aides de la Fédération, il lui en coûtera environ 3000€.

Une reprise très importante pour les professionnels

Pourtant, selon Philippe Poisson, le président de la société des courses d'Orléans, cette reprise était très importante pour les professionnels du milieu : propriétaires de chevaux mais aussi entraîneurs ou jockeys.

Philippe Poisson, président de la société des courses d'Orléans
Philippe Poisson, président de la société des courses d'Orléans © Radio France - Mathilde Bouquerel

"Les professionnels ont besoin de faire courir leur chevaux, d'abord pour qu'ils conservent leur niveau, ensuite parce que c'est leur gagne-pain", explique-il, "D'ailleurs, si vous regardez les plaques d'immatriculation des véhicules garés dans l'hippodrome, vous verrez que beaucoup d'entraîneurs sont venus de très loin pour faire courir leur cheval aujourd'hui, alors que d'habitude ils ne viennent que de 150 à 200 kilomètres autour d'Orléans."

Un gros manque à gagner pour les entraîneurs

Premiers touchés par l'interruption des courses pendant ces deux mois et demi : les entraîneurs et propriétaires. Jean-Luc Beaunez entraîne une cinquantaine de chevaux, il est propriétaire d'environ les trois quart de son effectif.

"Pour nous c'est simple : ne pas faire de courses pendant un mois ça revient à perdre 50.000 euros", détaille-t-il "Donc faites le calcul ... On a huit salariés qu'il faut payer, en plus de la nourriture et du site où est gardé le cheval."

Les propriétaires et entraîneurs de chevaux sont les plus touchés par l'arrêt des courses hippiques
Les propriétaires et entraîneurs de chevaux sont les plus touchés par l'arrêt des courses hippiques © Radio France - Mathilde Bouquerel

Autre profession touchée : les jockeys comme Kenny Carpentier, 25 ans. "Moi heureusement j'ai continué à travailler le matin, en montant les chevaux pour les entraîner", confie-t-il, "Mais le salaire n'est pas le même puisqu'on ne touche pas les primes de courses. Ça revient à 200€ en moins environ sur la fiche de paie à la fin du mois."

Des primes que se répartissent entraîneurs, propriétaires et jockey, dégressives selon la place du cheval dans la course et touchées uniquement par les cinq premiers.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess