Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : "On a perdu plus de 100.000 euros" assure le président du Nice LTC

-
Par , France Bleu Azur

La réouverture des clubs de tennis depuis lundi est une bouffée d'oxygène pour de nombreux clubs et entraîneurs, après deux mois d'arrêt forcé. Au Nice LTC par exemple, les courts individuels ont repris depuis mardi mais le redémarrage économique sera long.

Seuls les courts de tennis individuels ont pu reprendre depuis lundi.
Seuls les courts de tennis individuels ont pu reprendre depuis lundi. - Maxppp

"On se sent privilégié c'est vrai". Franck Balabanian, le président du Nice LTC, a le sourire depuis le début de semaine. Alors que les gymnases, stades ou piscines restent fermés, les courts de tennis sont de nouveau ouverts aux passionnés. Dans des conditions sanitaires très strictes.

"On a enlevé les poignées de porte, les bancs et les chaises autour des terrains," explique Franck Balabanian. "Chaque joueur doit venir avec son gel hydroalcoolique et ses balles. Et puis les vestiaires et le club house restent fermés pour l'instant".

Une réouverture qui ne rapporte pas le moindre euro au Nice LTC

Malgré ces conditions particulières, les 13 des 18 courts en terre battue ouverts depuis mardi matin au Nice LTC, font le plein. "C'est un vrai rayon de soleil," sourit Franck Balabanian, qui a été le premier à reprendre la raquette mardi matin face à son vice-président. "On voulait montrer l'exemple. On est vraiment heureux de retrouver les membres du club. Mais pour l'instant, cette reprise ne nous rapporte pas le moindre euro". 

La relance éco : les clubs de tennis respirent

Les créneaux de 50 minutes sont pour l'instant réservés  aux 1.100 membres du club, qui n'ont rien à débourser pour pouvoir taper la balle. Pour les autres, l'heure de la reprise n'a pas encore sonné, alors que les "joueurs du dimanche" représentaient une large part des recettes du club.

"Beaucoup de joueurs venaient jouer le week-end par exemple. Ils devaient payer 20 euros chacun l'heure de jeu. Aujourd'hui, cet argent là ne rentre pas. Tout comme celui qui venait de la buvette, puisque le club house est fermé. Et puis, il y a les stages d'été pour les enfants qui sont supprimés, comme notre grand tournoi d'été, alors que 900 joueurs s'étaient inscrits.

Un manque à gagner chiffré par Franck Balabanian. "On est à plus de 100.000 euros de perte. Des pertes sèches. Nos 30 salariés étaient au chômage partiel pendant le confinement. _On va s'en sortir_, mais sans aide ce sera compliqué. De nombreux clubs vont y laisser des plumes je pense."

De nombreux entraîneurs privés de revenus pendant deux mois

Si les comptes des clubs sont dans le rouge, ceux des entraîneurs de tennis font également grise mine. Ils sont nombreux à travailler en libéral. C'est le cas d'Olivia Salgi, qui donne des cours au club des Vespins, à Saint-Laurent-du-Var. "Je suis en libéral, donc je n'ai pas touché de chômage ces deux derniers mois. Heureusement qu'il y avait les aides de l'Etat.

J'ai touché 900 euros en mars et 1.400 euros en avril. On est vraiment heureux de pouvoir retravailler, de retrouver nos joueurs. Même si les premières leçons étaient un peu dures physiquement !" Sur les courts ou dans les coulisses, la reprise est vraiment progressive pour le monde du tennis.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess