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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

"La relance éco" : à Sizun, Oxymax crée des crochets pour ne pas toucher portes et terminaux bancaires

L'entreprise Oxymax, installée à Sizun (Finistère) et spécialisée dans la découpe de matériaux, s'est lancé dans une activité supplémentaire pour faire face à la crise liée au covid-19 : la création d'un crochet multifonction. Ce dernier permet de ne pas toucher directement les objets.

Le crochet se présente sous la forme d'un porte-clés.
Le crochet se présente sous la forme d'un porte-clés.

Oxymax a adapté son activité pendant le confinement. Spécialisée dans la découpe métallique pour les professionnels, l'entreprise finistérienne a créé un crochet à destination de tout le monde. Objectif : ne plus être directement en contact avec les objets touchés par d'autres, comme les poignées de porte, les interrupteurs ou encore les terminaux de paiement. 

Il existe deux modèles : l'un en inox à 4€, l'autre en cuivre à 10€, disponibles sur le site de l'entreprise. "L'inox nécessite un nettoyage régulier. Quant au cuivre, il a la propriété d'être antivirus, antibactérien et ne nécessite pas de nettoyage ou de désinfectant", indique Hervé Le Gall, le directeur. 

Un objet ergonomique et multifonctions

Hervé Le Gall a eu l'idée de ce crochet en s'inspirant de ce qui avait été fait dans les pays touchés par le coronavirus avant la France. Une façon de faire face à la crise et à la baisse d'activité liée au confinement. "En voyant que ce crochet était découpé au laser, c'est-à-dire notre cœur de métier, on s'est dit qu'on pouvait proposer notre modèle à nous", lance-t-il. 

Le crochet dispose de pics pour appuyer sur des boutons.
Le crochet dispose de pics pour appuyer sur des boutons.

Cet objet se présente sous la forme d'un porte-clés. "On l'a voulu ergonomique. Il a la forme d'une grosse clé que l'on peut prendre dans sa main", précise Hervé Le Gall. Une sorte d'interface entre sa main et une poignée de porte, un terminal bancaire ou encore un interrupteur. "Plusieurs fonctions qui permettent d'être un peu plus serein au quotidien et d'éviter de se demander si quelqu'un contaminé par le virus a déjà touché le même objet avant nous", ajoute le directeur. 

Toucher de nouveaux clients

Développer cette nouvelle activité permet à l'entreprise de limiter les pertes, bien que ce ne soit pas suffisant pour combler le manque à gagner estime le directeur. "On tourne aujourd'hui à 80% de ce qu'on pouvait faire en début d'année, donc c'est déjà bien, mais il nous manque encore quelques petits volumes de commande", glisse Hervé Le Gall. 

Mais la production de crochets permet à Oxymax de toucher de nouveaux clients, aussi bien des particuliers, auxquels l'entreprise n'est pas habituée, que des professionnels. "Cela nous permet de nous faire connaître, donc c'est plutôt positif pour nous dans l'ensemble", sourit Hervé Le Gall. Notamment des entreprises : "Beaucoup se tournent vers nous pour en distribuer à leurs salariés afin qu'ils évitent de pousser les portes avec leurs mains par exemple." Ces dernières semaines, Oxymax a produit plusieurs milliers de crochets

Retrouvez la chronique "La relance éco" à 7h15 tous les jours sur France Bleu Breizh Izel.

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