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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : aux Aigles du Léman, "on est presque plus impacté que d'autres secteurs"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Pour le fondateur du parc animalier "les Aigles du Léman" à Sciez près de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, même si la fréquentation du parc est meilleure qu'espérée, la reprise est difficile. Certains postes sont et vont encore être supprimés.

Les Aigles du Léman, lors d'un spectacle en 2019
Les Aigles du Léman, lors d'un spectacle en 2019 © Maxppp - Sacha Da Lage

Jacques-Olivier Travers a fondé et dirige le parc animalier "Les Aigles du Léman" à Sciez en Haute-Savoie. Le parc est rouvert depuis un mois et demi, et la fréquentation est plutôt bonne. Mais la partie événementielle de l'activité est fortement impactée, à cause des annulations dues à la crise sanitaire, et les prêts assurés par l'Etat devront bien être remboursés un jour.

France Bleu Pays de Savoie : le parc a pu rouvrir, ce qui est déjà pour vous une bonne nouvelle

Jacques-Olivier Travers : On a pu rouvrir fin juin. On a eu l'autorisation du gouvernement à partir de début juin, mais il fallait le temps de ré-entraîner les oiseaux pour les spectacles, et ça prend un mois minimum. On va décaler un peu la saison sur le mois de septembre mais il y a tellement d'incertitudes qui pèsent... malheureusement on vit tous un peu au jour le jour  

La crise sanitaire n'a pas seulement perturbé votre calendrier... 

Nous, on est presque plus impacté que d'autres secteurs. Pendant le confinement, dans une entreprise, vous fermez la porte, vous éteignez la lumière et vous mettez tout le monde au chômage partiel, et ça peut passer. Nous, les animaux ont besoin d'un vétérinaire, de leur soigneur, et il y a besoin d'entretien. Donc forcément, il a fallu continuer à travailler, même en limitant un maximum. Donc on a été doublement pénalisé.  

Comment se porte la fréquentation ? 

Pour l'instant, sur juillet, on est plutôt agréablement surpris. On est un peu en dessous de l'an dernier, mais rien de très méchant, surtout qu'on a dû quand même changer nos programmes, supprimer des spectacles, revoir notre grille de tarifs. C'est plutôt la bonne surprise, les gens du coin ont joué le jeu, ils sont venus chez nous pour nous soutenir ; ils demandent de nos nouvelles. Il y a un phénomène franco-français qui a plutôt bien fonctionné.  

Et la trésorerie ? 

Comme tout le monde on a bénéficié du prêt de l'Etat. Mais ce n'est qu'un prêt, et si on m'a fait emprunter pour que je rembourse plus tard pour des moments pendant lesquels je n'ai pas pu travailler, je trouve ça un petit peu difficile voire injuste. J'espère simplement qu'on ne va pas nous demander de rembourser ces prêts en cinq ans parce que là on sera vraiment dans une situation extrêmement difficile.  

"Nous devons serrer les budgets"

Vous avez chiffré les pertes ?  

Grosso modo, on fait un million d'euros de chiffre d'affaire, et on a perdu 35% de notre chiffre sur la période de Covid. On est très touché aux Aigles du Léman parce qu'on a une grosse partie dans l'événementiel. Nos aigles interviennent sur plein d'événements, et l'une de nos spécialités est de faire voler les oiseaux à l'intérieur. On les a fait voler dans toutes les grandes foires, les salons, à l'Elysée... partout ! Et cette partie là est la plus touchée aujourd'hui (à cause des annulations). Notre automne s'annonce compliqué. Donc nous devons réduire la voilure, serrer les budgets, comme font tous les chefs d'entreprise en ce moment j'imagine.   

Cela va passer par des suppressions de poste ?  

Oui. C'est une évidence. On a été obligé de réduire déjà pendant la période estivale en supprimant des spectacles, en réduisant notre offre de restauration. On va s'amputer d'un tiers de nos effectifs : cinq postes n'ont pas été renouvelés, et sur l'hiver, ce sera deux ou trois.

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France Bleu est à vos côtés pour vous accompagner pendant la  période de déconfinement. Chaque jour à 7h15, votre radio s'intéresse à  une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de  sport, association, restaurant, etc). Comment se porte-t-elle ? Quels  enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se  projette-t-elle dans l’avenir ?

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