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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : "Consommez, faites-vous plaisir pour participer à la relance" le ministre des PME

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Par , France Bleu Hérault

Le ministre délégué aux petites et moyennes entreprises est en visite ce vendredi dans l'Hérault. Avant de rencontrer les chefs d'entreprise, il était l'invité de France Bleu Hérault. Il se veut rassurant et optimiste pour sortir de la crise.

Alain Griset se rend ce vendredi dans l'Hérault
Alain Griset se rend ce vendredi dans l'Hérault © Maxppp - Sébastien Botella

Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances en charge des petites et moyennes entreprises est en visite ce vendredi dans le département de l'Hérault. Il vient notamment rencontrer des chefs d'entreprises. 

Ce vendredi matin, avant cette rencontre, il était l'invité de France Bleu Hérault

Le plan de relance devait être annoncé cette semaine, le détail est reporté à jeudi. Pour autant, au gré des interviews et des conférences de presse, il y a des annonces qui y sont distillées ici ou là. Des millions pour la culture, la prolongation du chômage partiel. Est ce que toutes ces annonces ne brouillent pas un peu le message ? Est-ce qu'il restera finalement des annonces à faire jeudi prochain ? 

Oui, naturellement, puisque jeudi prochain, le premier ministre va dans le détail annoncer les mesures qui vont d'ailleurs commencer à partir du 1er janvier 2021. Le petit décalage d'une semaine n'a aucune incidence sur la mise en œuvre et je pense qu'à ce moment là, l'ensemble des Français pourra mesurer l'effort important fait par le gouvernement pour participer à la relance. 

La volonté du gouvernement c'est d'être à l'écoute, de s'adapter et je viens à Montpellier pour écouter les chefs d'entreprise et leur demander comment on peut simplifier les procédures administratives

Vous venez, monsieur le ministre, aujourd'hui à la rencontre des chefs d'entreprise. Une multitude de dispositifs ont déjà été mis en place. D'autres sont annoncés, d'autres vont encore venir. Est ce qu'on n'annonce pas finalement trop de mesures? Est ce que les chefs d'entreprise arrivent à s'y retrouver sur les aides dont ils peuvent bénéficier ? 

En tout cas, c'est la volonté du gouvernement d'être à l'écoute, de s'adapter en fonction de la situation sanitaire qui nécessite que ces mesures soient nombreuses, diversifiées. Les différents mesures aujourd'hui sont visibles naturellement sur les sites du gouvernement, auprès des organisations professionnelles et je pense que les différents chefs d'entreprise aujourd'hui ont la capacité de pouvoir regarder s'ils bénéficient ou pas de telle ou telle mesure prise par le gouvernement

Y compris les petits chefs d'entreprise qui sont parfois noyés par l'administration et qui ne savent pas toujours s'y repérer ?

Les chefs de petites entreprises ont les mêmes capacités aujourd'hui, avec les outils numériques, de pouvoir accéder à ces mesures. Et puis, c'est vrai qu'aujourd'hui en France il y a beaucoup de complexités. Donc, le déplacement que je fais aujourd'hui à Montpellier, c'est aussi pour échanger avec les professionnels, pour voir de quelle manière, il faudrait que l'Etat puisse améliorer la situation, en particulier sur tout ce qui est des formalités administratives. 

"Il y a une crainte légitime par rapport au mur de la dette, nous sommes en négociation avec les banques pour obtenir la prolongation des prêts avec des taux au plus bas"

On le sait. Les banques ont accordé un emprunt garanti par l'Etat pour faire face à la crise. Mais c'est un emprunt. Il va falloir les rembourser. Beaucoup de chefs d'entreprises, de petits chefs d'entreprises, notamment dans la restauration, s'inquiètent, car ils n'ont pas refait leur trésorerie. Qu'est ce que vous allez pouvoir proposer à tous ces petits chefs d'entreprise qui s'inquiètent? 

Tout d'abord, rappeler qu'effectivement, c'est 120 milliards de prêts qui ont été obtenus par les entreprises. L'Etat a cautionné à hauteur de 90% ces prêts auprès des banques. Et c'est vrai qu'il y a une crainte qui s'est développée à juste titre par rapport à ce que j'ai appelé il y a quelques semaines "le mur de la dette" et donc pour éviter tout risque de surendettement. D'abord, indiquer à l'ensemble des chefs d'entreprise que ces prêts ont été accordés pour un an, mais avec la possibilité de pouvoir décaler ce remboursement jusqu'à six ans, donc à un an plus cinq ans et nous sommes actuellement en train de travailler avec Bruno Lemaire et les banquiers, pour pouvoir rassurer les chefs d'entreprise sur le taux qui sera mis en oeuvre pendant ces cinq années. Pour l'instant, il y a une première fourchette qui a été faite entre 1 et 3%. Mais les négociations ne sont pas terminées. Nous allons retravailler encore la semaine prochaine et j'espère bien pouvoir obtenir un taux qui sera plus avantageux pour les chefs d'entreprise 

Dans cette crise inédite, crise sanitaire, crise économique, le Medef a fait savoir il y a deux jours qu'il souhaitait qu'on allonge la durée du temps de travail. Est ce qu'il faut remettre en cause les 35 heures pour sortir de la crise ?  

Je pense qu'avant tout, c'est une question qui appartient aux partenaires sociaux.  Donc, si le Medef souhaite que cette négociation s'engage, à lui faire la proposition aux syndicats de salariés de façon à regarder s'il y a sur ce sujet la possibilité de trouver un accord. Mais par ailleurs, vous savez, tous les jours dans les entreprises, les salariés et les chefs d'entreprise trouvent des solutions quand il y a une pointe d'activité. On l'a vu lors de la sortie du confinement. Il y a certaines entreprises qui ont une demande très forte et je sais qu'il y a beaucoup de salariés qui eux mêmes, en accord avec leurs entreprises, ont accepté de donner le coup de pouce nécessaire pour que l'activité soit au rendez vous et pour qu'au bout du compte, l'entreprise puisse progresser. Donc, c'est un sujet, c'est vrai de négociation, mais c'est aussi un sujet de vie quotidienne. Et dans beaucoup d'entreprises, ce sujet là aujourd'hui ne pose pas de difficultés. 

En tout cas, il n'y a pas de remise en cause sur le plan légal des 35 heures ?

Non, le gouvernement n'a pris aucune disposition sur ce sujet. Il y en a pas de prévu. C'est une proposition du Medef, au Medef de faire ce qu'il faut pour trouver une solution avec les syndicats de salariés.

"A un moment où un autre le virus sera derrière nous, il faut garder espoir et je dis aux Français qui ont épargné, de se faire plaisir et de consommer pour participer à la relance économique du pays"

On s'attend évidemment à une forte poussée du chômage encore dans les mois qui viennent. Le département de l'Hérault est déjà sinistré en matière d'emploi. Le premier ministre a annoncé la prolongation des dispositifs de chômage partiel. C'est peut être rassurant pour les employés, mais quel message vous pouvez envoyer au monde économique local ici à Montpellier, pour rassurer dans une telle crise ? 

Tout d'abord, dire que l'Etat a beaucoup fait depuis le mois de mars, c'est 460 milliards qui ont été mis sur la table pour accompagner les entreprises, pour accompagner les salariés que nous continuons à essayer de trouver les dispositifs adaptés à la situation et qu'il faut toujours dans une situation aussi compliquée que celle là, avoir la perspective que ce virus, à un moment ou un autre, sera derrière nous. C'est vrai qu'aujourd'hui, ça reste compliqué, mais il faut naturellement que chacun garde cet espoir prenne confiance parce que beaucoup de dispositifs sont en place. Le gouvernement accompagnera les entreprises pendant cette période difficile pour justement leur permettre de tenir le coup entre guillemets. Et puis, cette période passée, je pense que chacun sera au mieux pour reprendre une activité normale. En tout cas, c'est ce que nous souhaitons au plus vite. 

Vous l'avez dit, Alain Griset, l'Etat a fait beaucoup. Est ce qu'il faut tout attendre de l'Etat dans cette crise? 

Faut pas tout attendre de l'Etat parce que chacun a une responsabilité. Mais l'Etat fait beaucoup. Chaque Français a dans sa main une petite partie de la réussite pour le pays. J'ai cité deux exemples. Par exemple, sur la question sanitaire, le fait que chaque Français respecte le port du masque, la distanciation fera que le virus circulera moins et donc on gagnera plus vite cette bataille contre le virus. Deuxième élément un certain nombre de Français qui ont eu les moyens de pouvoir mettre de l'argent de côté. On est aujourd'hui à près de 70 milliards d'économies qui ont été fait par les Français. J'adresse un message à ces Français là,  participez en consommant, en vous faisant plaisir, en faisant des travaux, participez à la reprise économique, de façon à ce que nous puissions sortir au plus vite tous ensemble de cette situation difficile. 

Alain Griset ce vendredi matin sur France Bleu Hérault

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