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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : une entreprise cantalienne crée un lave-mains désinfectant pour relancer son activité

Saint-Flour, France

Une démarche solidaire et opportune pour la chaudronnerie industrielle Meca'System installée à Saint-Flour dans le Cantal. Ce fabricant de pièces de motos tout-terrain fait le grand écart et se lance dans la fabrication d'un lave-mains désinfectant à pédales pour mieux rebondir après le confinement.

Le lave-mains permet un lavage complet sans contact direct
Le lave-mains permet un lavage complet sans contact direct - ©Meca’System

Installée à Saint-Flour dans le Cantal, Meca’System emploie 11 salariés. Cette chaudronnerie est surtout connue pour réaliser des accessoires à destination de véhicules tout-terrain et plus particulièrement des sabots de protection moteur pour les motos d'enduro. Suite à son rachat en 2015 par la société M-Innov de Romagnat dans le Puy-de-Dôme, spécialisée dans les systèmes monétiques, elle a diversifié son activité et conçoit aussi des bornes de paiement notamment pour les stations de lavage automobiles. Avec la crise du COVID 19, la société a mis un pied dans le secteur de la santé et du sanitaire en mettant au point une borne de désinfection autonome. 

Un grand écart vu de l'extérieur dans la mesure où, a priori, peu de choses rapprochent un sabot de moteur de moto d'un lave-mains. Et pourtant explique Julie Raspal la responsable du site sanflorain, "Il n'a pas été nécessaire de revoir la chaîne de production, c'est exactement le même process que les caissons en inox que nous fabriquons pour les motos, seules les formes sont un peu différentes.Là où on a rencontré des difficultés, c'est pour trouver les pièces qu'on ne fabrique pas, en période de confinement ça a été difficile." Une difficulté qui s'est répercutée sur le coût final du lave-mains. Depuis, Meca'System a trouvé de nouveaux fournisseurs et a ramené le prix de vente à 1.000 euros l'unité avec possibilité aussi de le louer.

Quand j'ai eu l'idée ma seule motivation c'était de participer à la lutte contre le Coronavirus, après les tests probants je me suis dit effectivement il y a peut-être quelque chose à faire - Emmanuel Bertrand gérant du groupe d'entreprises Le petit Poucet

Le système en acier pèse 120 kilos quand son réservoir d'eau de 35 litres est plein, mais comme l'ensemble est monté sur roulette, il est mobile. Il comprend un distributeur d’eau, de gel hydroalcoolique et de savon, actionnable au pied avec des pédales pour éviter que les mains entrent en contact avec les robinets. Il y a également un distributeur d’essuie-mains et une poubelle intégrés. L’appareil, conçu et fabriqué à Saint-Flour, a une autonomie d’environ 50 lavages des mains grâce à ses réservoirs de 35 litres d’eau et de 5 ou 10 litres de gel et de savon. 

Le lave-mains permet un lavage complet sans contact direct
Le lave-mains permet un lavage complet sans contact direct - © Meca’System

Trois prototypes ont été réalisés début mai et après quelques modifications, la production des 25 premiers lave-mains autonomes a été lancée. "La nouveauté, c'est la robustesse de l'ensemble. Il n'y a rien d'innovant en soi, il existe des lave-mains de ce type mais sur des formats plus petits, plus fragiles, ceux là sont fait pour l'extérieur, ils sont plus robustes", selon Julie Raspal. Ils ont aussi l'avantage si on ne veux pas remplir le réservoir d'être raccordables à une arrivée d'eau potable.

"Les  tests ont été probants et très encourageants. Nous avons placé pour un essai nos lave-mains à l'entrée du marché de Clermont-Ferrand, place de Jaude et sur le marché d'Aubière et ça a bien fonctionné explique Emmanuel Bertrand le patron de Meca'System. "On s'est aperçu que 30% environ des gens préféraient se laver les mains à l'eau et au savon plutôt qu'utiliser le gel hydroalcoolique plus agressif pour la peau. Cela veut dire que c'est important d'offrir ce choix aux usagers." 

Avec ce lave-mains à pédale on ne touche jamais les robinets
Avec ce lave-mains à pédale on ne touche jamais les robinets - © Meca'System

Tous les voyants sont au vert

"Quand j'ai eu l'idée ma seule motivation c'était de participer à la lutte contre le Coronavirus, c'est vrai que maintenant on va commencer à se projeter, ça peut devenir un petit marché pour la société, mais initialement c'était pas du tout l'objectif", poursuit Emmanuel Bertrand. Les ventes se prolongeront bien après l'épidémie de Covid-19 selon le gérant du groupe "Le petit Poucet". D'un point de vue commercial, tous les voyants sont au vert. 

"Ce système "tout en un" peut trouver sa place dans de nombreux lieux : sur les marchés, devant ou dans les entreprises, sur les chantiers mobiles où les terrains de sport, dans les bureaux de vote, où dans toutes les grandes manifestations et festivals. Nous venons de fabriquer une pré-série de 25 lave-mains mais comme nous avons des commandes on va augmenter la production." Si le gérant de Meca'System a le sens des affaires, il a aussi le sens de l'humour. "Je ne suis pas très inquiet pour l'avenir de nos lave-mains, entre nous on en rigole, au pire on les transformera en tireuses à vin rouge, rosé ou blanc!"

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