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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : dans l’Hérault, le marché de l’immobilier repart comme avant le confinement

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Par , France Bleu Hérault

Après deux mois au ralenti, les agences immobilières de l’Hérault ont repris depuis le 11 mai une activité quasi normale, parfois même plus intense qu'avant le confinement. Malgré tout, la profession estime que 10% à 20% des agences immobilières pourraient ne pas se relever de cette crise sanitaire.

Le redémarrage du marché de l'immobilier est "important et rapide" sur à peu près toute la zone géographique de l'Hérault.
Le redémarrage du marché de l'immobilier est "important et rapide" sur à peu près toute la zone géographique de l'Hérault. © Maxppp - Lionel Le Saux

Tous les jours, France Bleu Hérault s'intéresse aux entreprises du département qui ont subi le confinement pour savoir comment elles organisent l'après. Aujourd’hui, la parole est à Bruno Cassin, à la tête de deux agences immobilières à Frontignan et Bédarieux, qui comptent 17 salariés. Il est également l’ancien président de la FNAIM 34 qui regroupe 250 agences dans le département. 

Quel effet a eu cette décision de confiner la France sur votre activité d’agent immobilier ? 

Le confinement en lui-même, il a été très brutal puisqu'il a stoppé net toutes nos activités transactions. Donc on a dû arrêter immédiatement tout ce qui était visites, rentrée de mandat, prospection, etc. 

Dans d'autres activités, la gestion-location, notamment, nous avons dû arrêter toutes les visites de biens à louer. Ça a été compliqué d'ailleurs, puisqu'il y avait des personnes qui devaient partir impérativement avec des états des lieux à faire. Nous avons dû arbitrer entre ceux qui pouvaient être reportés, et ceux qui ne pouvaient pas l'être. 

Enfin l’activité syndic qui, elle, a continué à fonctionner pour ce qui concerne le paiement des factures, les problèmes d'ascenseurs en panne à régler, etc. Il a fallu s'adapter et ce n'était pas évident.

"Un effet de rattrapage et une confiance renouvelée dans la pierre."

À ce jour, est-ce que l'activité a pu reprendre comme avant le confinement ? 

En matière de vente, on a un redémarrage qui est assez dynamique. J'en ai parlé avec de nombreux confrères… Sur à peu près toute la zone géographique de l'Hérault, on sent un redémarrage important, rapide. C’est peut-être un effet de rattrapage. Il y a une autre explication possible aussi : une confiance renouvelée dans la pierre. Lorsque vous avez toutes ces perturbations au niveau des cours de la bourse, comme ça a été le cas, la pierre est un investissement rassurant. Surtout que les taux d'intérêt sont toujours très bas.

Vous avez malheureusement aussi les gens qui se sont retrouvés dans des situations où la vie ensemble n'était plus possible : on constate des séparations à l’issue de ce confinement, des choses comme ça qui font que les gens ont besoin de logements nouveaux.

En tout cas, on a l'impression que ça repart comme ça s'est arrêté.

Cela dit, ça a été une période difficile pour les agences les plus fragiles. A-t-on une idée aujourd'hui de combien ne vont pas se relever de cette période de quasi arrêt d'activité ?

C'est difficile à dire. Il est évident que les agences qui avaient des trésoreries déjà tendues se sont retrouvées avec des rentrées d'argent stoppées quasiment immédiatement, les actes notariés ne se faisant qu'au compte gouttes. On craint quand même une casse d'environ 10%, entre 10 et 20%

"Être chef d'entreprise dans cette période là, c'est presque traumatisant."

Il est évident que les aides gouvernementales ont été importantes. Elles ont aidé. Mais nous n'avons pas que des charges sociales. Nous avons également des loyers, l'électricité à payer, etc. C'est compliqué d'être chef d'entreprise dans cette période là. C'est très angoissant, c'est presque traumatisant, je dirais. Parce qu’on a l'habitude de se battre contre les difficultés du métier, contre la concurrence. Et quand on nous demande de façon abrupte de fermer, c'est très désarmant.

Tous les matin, à 7h15, France Bleu Hérault analyse les conditions de reprise de l'activité au plus proche des réalités de ceux qui se relèvent. Artisans, commerçants, entrepreneurs témoignent du lundi au vendredi. Ici, on parle d'ici.

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