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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco dans la Manche : sans les visiteurs étrangers, la reprise sera très dure pour Alligator Bay

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Par , France Bleu Cotentin

Les entreprises du secteur du tourisme souffrent d'une reprise d'activité au compte-goutte. La réussite économique durant l'été qui s'annonce sera primordiale pour la pérennité de nombreuses structures. Exemple au parc "Alligator Bay", dans la baie du Mont Saint-Michel.

Les tortues du parc attendent les visiteurs actuellement 5 à 6 fois moins nombreux qu'un printemps normal.
Les tortues du parc attendent les visiteurs actuellement 5 à 6 fois moins nombreux qu'un printemps normal. - Alligator Bay

Le parc Alligator Bay, qui a rouvert le 21 mai dernier, est l'exemple type du site touristique particulièrement impacté par les deux mois de confinements, et dont l'activité ne peut reprendre au rythme espéré dans le contexte d'un déconfinement encore limité. Entretien avec le directeur du parc animalier, Jean-Christophe Macé.

Vous avez fermé durant les deux mois du confinement, mais ça ne veut pas dire que vous n'avez pas travaillé?

Jean-Christophe Macé : Effectivement, car les animaux, c'est du vivant, 7 jours sur 7, il faut absolument les nourrir. Même si nous avons délaissé l'entretien des espaces paysagers du parc pour nous consacrer aux animaux en équipe réduite, ça représente tout de même des charges importantes.

Avez-vous pu compter sur des aides?

J-CM : Moi je n'appelle pas cela des aides. A partir du moment où le chômage partiel permet surtout à l'Etat d'éviter une hausse brutale du chômage, car nous aurions été obligés de licencier. Ensuite le report de charges, ce sont des dettes qui restent dûes. Finalement, j'ai juste eu la possibilité de m'endetter un peu plus en contractant un emprunt supplémentaire pour essayer de passer le cap!

Jean-Christophe Macé, l'actuelle limitation de circulation à 100 km représente-t-elle un problème pour le parc Alligator Bay?

J-CM : C'est problématique car nous sommes dans la zone du Mont Saint-Michel et notre activité dépend beaucoup de la présence des visiteurs étrangers et de région parisienne. Heureusement, nous avons quand même une clientèle locale, mais actuellement, nous recevons encore 5 à 6 fois moins de visiteurs que lors d'un printemps normal.

Pensez-vous que la saison estivale va vous permettre de redresser la barre sur le plan économique?

J-CM : C'est difficile à dire car déjà, nous allons devoir nous en sortir sans les étrangers qui représentent 30% de notre clientèle. J'espère que localement, la population va souhaiter rédécouvrir son territoire. Mais pour l'heure, nous avons déjà perdu 40% de notre chiffre d'affaire annuel. Il faut absolument que la saison estivale se passe bien. Le prêt BPI nous permettra de tenir cet été, mais il faut que nous ayons des visiteurs en nombre car c'est d'ici l'automne que nous arriverons à nous sauver. 

La relance éco dans la Manche : sans la clientèle étrangère, la difficile reprise du parc Alligator Bay

Retrouvez la relance éco dans la Manche, tous les matins à 7h15 sur France Bleu Cotentin

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. © Radio France - Eric Turpin
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