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"La relance éco" : dans la Somme, déconfinement compliqué pour les restaurateurs

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En cette deuxième semaine de déconfinement, "la relance éco" s'intéresse aujourd'hui aux restaurateurs samariens. Alors que la majorité des commerces ont pu rouvrir, les gérants de restaurants, eux, doivent garder portes closes.

restaurant "mari'né" à Amiens restaurant "mari'né" à Amiens
restaurant "mari'né" à Amiens © Radio France

En cette deuxième semaine de déconfinement, les restaurateurs de la Somme tentent de sauver leurs comptes tandis que les autres commerces ont le droit de rouvrir. 

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Drive et livraisons, pas toujours la solution

A côté de la gare d'Amiens, La Brasserie Jules a tenté de limiter la casse en installant un système de livraison et de vente à emporter. L'essai n'a pas vraiment été concluant avoue le patron du restaurant, Ludovic Letellier. 

Le dispositif n'a tenu que deux week-ends pendant le confinement. La faute à une organisation trop compliquée, et des coûts trop importants notamment à cause de la hausse du prix des matières premières, comme les fruits de mer.

Pas de quoi, vraiment améliorer la situation de la trésorerie. "Une journée de livraison rapporte entre 2 000 et 3 000 euros, d'habitude sur un mois, on fait un chiffre d'affaire de 250 000 euros"

Brasserie Jules © Radio France - Annick bonhomme

Dans le centre-ville d'Amiens, le restaurant mari'né , tente de se relancer grâce à la livraison depuis le jeudi 7 mai. "Pour l'instant, c'est calme" confie la gérante, Marie Traullé.

Trop peu d'aides de l'Etat

L'établissement a ouvert il y a un an et demi, et Marie Traullé n'a touché aucune aide pendant ce confinement. 

La réouverture était même compromise, elle a dû prendre 5 000 euros sur ses économies personnelles pour pouvoir reprendre une petite activité. 

Ses trois salariés sont toujours au chômage partiel, impossible pour l'instant de les faire revenir. Après presque deux semaines de réouverture, le restaurant peine à réaliser 20 % de son chiffre d'affaire habituel.

Restaurant mari'né à Amiens © Radio France

Du côté de la brasserie Jules, qui emploie une trentaine de personnes, le gérant n'estime pas avoir été beaucoup aidé par l'état, "une aide de 1500 euros vous pensez que ça va aider une structure comme la nôtre ?"

Depuis le début du confinement, il n'a perçu aucun salaire et ses employés ont perdu entre 300 et 400 euros sur leur fiche de paie.

Une cuisine sur roues

A Ailly-le-Haut-Clocher, les patrons du restaurant Les Tisons , ont eu une idée, acheter un food-truck.

Le food-truck du restaurant Les Tisons, d'Ailly-le-Haut-Clocher © Radio France

Cette idée trottait dans la tête de Claire Forget, la gérante, et de Mickaël son mari depuis plusieurs années. A l'approche du déconfinement, ils se sont lancés.

"Le camion a été acheté en 15 jours" se souvient Claire, le temps de l'aménager et de mettre en place cette toute nouvelle cuisine sur roues. Le food-truck a commencé son service dès le mardi 12 mai, le lendemain du déconfinement.

Du lundi au vendredi, la famille Forget est présente sur le zone de Vauchelles-les-Quesnoy à côté d'Abbeville. Les clients sont au rendez-vous, jusqu'à 60 repas par jour.

Les salariés du restaurant Les Tisons reprennent peu à peu le travail grâce au food truck © Radio France

"Un super investissement" pour Claire Forget, le camion permet de donner quelques heures de travail à six de leurs neuf salariés et de sauver près de la moitié du chiffre d'affaire.

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