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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : dans le Loiret les sous-traitants automobiles redémarrent dans l'incertitude

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Le secteur automobile, équipementiers et sous-traitants, représente près de 7.500 emplois dans le Loiret. Si les usines redémarrent après parfois plus de deux mois d'arrêt lié au confinement, les questions sur l'activité et l'emploi restent importantes

L'usine Faurecia de Nogent sur Vernisson
L'usine Faurecia de Nogent sur Vernisson © Radio France - Anne Oger

Dans le Loiret, les usines reprennent peu à peu leur activité notamment dans le secteur automobile qui représente près de 7.500 emplois dans le département. Mais les incertitudes sont encore nombreuses, exemple à l'usine Faurecia de Nogent-sur-Vernisson, qui fabrique des sièges automobile, principalement pour le constructeur automobile PSA, son premier client en ce moment. L'usine s'est arrêtée le 20 mars dernier, elle tournait alors à plein, sept jours sur sept, avec 550 salariés.

La semaine dernière, elle a redémarré, mais avec moins de 200 personnes sur le site, et beaucoup d'incertitudes sur l'activité à venir. "On fabrique au gré des commandes, au coup par coup" explique Carlos Ferreira, délégué Force Ouvrière chez Faurecia. "On voit bien que les clients ne savent pas où ils vont, que l'industrie automobile tâtonne. Alors là on va remettre en route, les concessions ont rouvert, on va reprendre des commandes. Mais cet hiver, c'est l'inconnu".

25.000 emplois en Centre-Val de Loire

En Centre-Val de Loire, la filière automobile représente 25.000 emplois, avec des équipementiers et des sous-traitants de renom : Valeo, Delphi dans le Loir-et-Cher, Hutchinson, évidemment, dans le Loiret. C'est le plus gros employeur du secteur dans le département, avec 1.300 salariés, et c'est lui qui le premier a annoncé des suppressions de postes, la semaine dernière. 

François Bonneau, le président de la région Centre-Val de Loire, confirme qu'il y a des alertes : "on est en mode de veille, on sait qu'il y a des situations difficiles, comme dans l'aéronautique. Il faut savoir que pour certaines entreprises, il y a une baisse de chiffre d'affaire qui peut aller jusqu'à 80% sur cette période, c'est dire si on est particulièrement impactés"

Premiers touchés : les intérimaires

Les premiers à partir partout, ce sont les intérimaires. Chez Faurecia ils étaient 230 sur les 550 salariés en poste avant le confinement. A l'heure de la reprise de l'activité, leurs contrats n'ont pas été renouvelés. Alors si Carlos Ferreira le délégué Force ouvrière, assure qu'il n'est pas inquiet, pour le moment, pour les salariés en CDI, il l'est pour le bassin d'emploi de Nogent-sur-Vernisson. 

Déjà cette question des intérimaires se voit dans les chiffres du chômage. Ce sont eux, les plus de 33.000 demandeurs d'emploi de plus comptabilisés le mois dernier en Centre-Val de Loire, ceux de la filière automobile, et les autres. 

Des aides attendues de la région pour passer la crise

L'enjeu maintenant c'est d'éviter des suppressions massives de CDI. François Bonneau devrait recevoir prochainement les patrons du secteur, pour leur proposer par exemple une aide de la Région en matière de formation, pour garder les emplois, en attendant du mieux. 

"Si on devait se séparer brutalement de toutes ces compétences, ce serait tragique au plan humain, social, mais aussi au plan industriel" explique François Bonneau. "Parce que ces compétences-là doivent être conservées dans l'entreprise, sinon elles seront perdues". La Région envisage des aides à l'innovation, et à la formation. "On peut imaginer du chômage partiel, et quand les salariés ne travaillent pas, financer de la formation, pour qu'ils montent en compétences et soient au rendez-vous de la relance vers les véhicules du futur"

Chez Faurecia à Nogent-sur-Vernisson, Force ouvrière a demandé la réactivation d'un accord de 2011, qui permet aux salariés de poser des jours de congé pour compenser les pertes de salaire liées au chômage partiel, car cela va durer, ça tout le monde en est persuadé.

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