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"La relance éco" : en Charente-Maritime, les colonies de vacances souhaitent moins de mesures sanitaires

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Par , France Bleu La Rochelle

Certaines colonies de vacances vont rouvrir en Charente-Maritime. À cause des gestes barrières, toutes ne le peuvent pas. Les organisateurs de séjours souhaitent pourtant offrir des vacances dès cet été aux enfants du département.

Les organismes de colonies de vacances étaient réunis autour de Stéphane Villain, le vice-président du département en charge du sport et de la culture et président de Charentes Tourisme.
Les organismes de colonies de vacances étaient réunis autour de Stéphane Villain, le vice-président du département en charge du sport et de la culture et président de Charentes Tourisme. © Radio France - Thibault Lecoq

Il y a encore une semaine, peu des organismes qui organisent des séjours de vacances pensaient rouvrir leurs centres cet été. Les consignes sanitaires ont évolué depuis et certains organisateurs vont proposer des séjours aux enfants de Charente-Maritime, dans le département ou plus loin encore. C'est pour eux vital économiquement.  Ils souhaitent quand même un assouplissement des gestes barrières pour accueillir plus de jeunes. Ils étaient réunis ce jeudi 18 juin avec Stéphane Villain, le vice-président du département chargé du sport et de la culture et président de Charentes Tourisme. 

Pour pouvoir vraiment redémarrer, les organismes de colonie de vacances ne rêvent que d'une chose, c'est que les mesures barrières soient moins fortes. Ça leur permettrait d'ouvrir plus de centres pour les enfants. Dadou Kehl est le président de la ligue de l'enseignement en nouvelle aquitaine et le secrétaire général dans le département. _"_Le projet éducatif et pédagogique qui nous anime est complètement à l'inverse de ce que les préconisations nous imposent. Une colonie de vacances, c'est un lieu ou les enfants viennent pour apprendre ensemble, vivre ensemble, faire des choses ensemble. Et là, c'est juste plus trop possible", affirme Dadou Kehl.

Des séjours sûrs cet été

Laetitia Paris est la directrice des services de l'association aveyronnaise PEP12. Elle gère le centre de vacances Le Rouergue à Meschers-sur-Gironde, qui n'ouvrira pas en juillet et août. Elle envoie régulièrement des jeunes de Charente-Maritime dans les Pyrénées avec son organisme. Elle se veut rassurante sur la sécurité des enfants. "Les colonies de vacances ont toujours rempli un côté sanitaires auprès des enfants. Ça, c'est depuis son existence. Les enfants seront surveillés sanitairement cet été", explique-t-elle. Il y a encore de la place pour les séjours qui vont ouvrir cet été, et les acteurs des colonies de vacances invitent fortement les parents à y laisser leur progéniture. 

Des craintes surtout économiques

Ce qui effraie le plus les organismes, ce n'est pas l'encadrement des jeunes, mais leur modèle économique. Si la saison n'est pas bonne, cela peut mettre en danger les associations. "La charge financière repose beaucoup sur les organisateurs, sur les familles", regrette Dadou Kehl. Ce n'est pas l'aide de 400 € par enfant et par semaine promise par le gouvernement pour une colonie "apprenante" qui va aider selon lui, car on apprend toujours pendant une colonie de vacances. Il estime que tous les centres de vacances méritent le label.

Il craint aussi pour l'économie des villes où les centres sont installés. "Les centres qui vont être à la campagne par exemple. Quand vous avez un centre qui accueille 80 gamins, ces 80 enfants, il faut bien les faire manger. Il y a toute une économie locale où la petite épicerie, le boulanger, le charcutier, le boucher... Il y a d'un coup 80 personnes qui ne vont pas être là. _Ça va faire aussi un manque à gagner sur cette période estivale pour le commerce local_", assure-t-il. Par exemple, la résidence La Fayette à La Rochelle, c'est 450 lits et ça représente 800 000 € de dépenses dans les différents commerces.

Une offre du département réduite

En Charente-Maritime, le département propose un peu moins de 80 partenariats pour des séjours de vacances chaque année avec son programme Horizon vacances jeunesses. Cet été, il y en aura seulement une cinquantaine. Les aides de la CAFet du conseil départemental permettent de faire baisser le prix des séjours.

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