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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : en Isère, les "scop" mieux armées pour survivre à la crise ?

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Par , France Bleu Isère

Chaque jour France Bleu Isère accompagne ceux qui font redémarrer l'activité économique. Aujourd’hui gros plan sur les SCOP : sociétés coopératives et participatives, au sein desquelles les salariés sont leurs propres actionnaires et donc leurs propres patrons. On en compte une centaine en Isère.

Micro France Bleu
Micro France Bleu © Radio France

Comment les SCOP absorbent-elles la crise économique qui découle de la crise sanitaire ? Il existe plus de six cents sociétés coopératives et participatives en Auvergne-Rhône-Alpes dont une grosse centaine en Isère, couvrant plusieurs secteurs d'activités pour un peu plus de 1400 salariés dans le département. Invité de "La relance éco" en Isère, Cyril Zorman, président de l'Union régionale des SCOP.

Ecoutez l'interview de Cyril Zorman, président de l'union régionale des SCOP en Auvergne Rhône Alpes

Ce statut particulier, c'est une faiblesse ou un atout dans la période actuelle ?

Je pense que c'est un atout. D'abord sur un aspect financier. Car les SCOP ont toutes ce qu'on appelle des "réserves impartageables" c'est à dire des fonds, qui sont économisés, mis de coté, chaque année et qui permettent d'avoir un peu de trésorerie notamment pour investir quand tout va bien et quand ça va moins bien comme actuellement, pour passer les mauvaises périodes. La plupart des SCOP ont cinq à six mois de trésorerie. Par ailleurs, par leur essence même, les SCOP sont habituées à "réfléchir" à leur organisation dans une forme d'échange et de partage, sont donc très adaptées à se réorganiser comme pendant le coronavirus.

Il y a aussi des "valeurs" un peu différentes dans le monde des SCOP, avec un risque nul de "délocalisation" ?

Clairement parce que les SCOP appartiennent à leurs salariés et les salariés ne vont pas décider de se délocaliser tous seuls en Chine. Ce sont des structures qui sont bien ancrées dans le territoire, donc ça a un intérêt pour le territoire car on sait que les emplois vont y rester. 

À l'inverse, vous avez peut-être un rôle à jouer dans d'éventuelles relocalisation ? 

Absolument car en cas de relocalisation, on a souvent des aides de l'État et des collectivités locales, donc de l'argent public. Si on veut que ces aides ne servent pas à des structures qui repartent quelques années plus tard, le fait que ce soit mis en SCOP, c'est une garantie pour l'ensemble de la société que l'argent public reste bien sur le territoire et servent bien à l'emploi sur le territoire. 

France Bleu Isère est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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