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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La "relance éco" en Normandie: espoir et inquiétude pour les Normands interrogés sur le déconfinement

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Comment la société normande réagit-elle dans son ensemble au confinement? Quel regard a t'elle sur le moment que nous vivons? Quelles leçons tirer pour l’avenir? C’est ce que révèle dans une enquête le CESER, le Conseil Economique,Social et Environnemental de Normandie.

Assemblée du Ceser Normandie
Assemblée du Ceser Normandie - Personnel

Cette enquête c'est d'abord une photographie instantanée , réalisée à un moment précis  de l'état d'esprit dans lequel les normands et notre région abordent le déconfinement. Forte de 130 membres, l'assemblée normande, avec ses représentants d'organisations syndicales, patronales ou associatives,  ses étudiants, ses publics en formation, chercheurs, scientifiques, ou personnes issues du milieu culturel, constitue un panel assez représentatif de notre territoire. 

Et les deux mots qui caractérisent leurs réponses sont: inquiétude et espoir.

Les témoignages oscillent entre perturbation temporaire mais surmontable en passant par la  fragilisation, jusqu’à la catastrophe. Et parmi les mots qui reviennent : surprise, colère, angoisse pour qualifier les changements survenus, la désorganisation d’un quotidien déjà fragile, des consignes contradictoires, la perte des contacts ou les tâches nouvelles ou inédites à accomplir. La grande crainte c'est le coté imprévisible de demain, la peur de perdre son emploi, de voir baisser son salaire et son pouvoir d'achat.

Aucun secteur n'est épargné!

Les grandes entreprises ( l'automobile , l' aéronautique, le bâtiment et les travaux publics, la filière énergie, l’agriculture ou l’agro-alimentaire) ,  considérées comme plus aptes à rebondir, ont pour beaucoup été totalement arrêtées ou le sont même encore , d'autres ont dû faire face à des tensions sur leurs approvisionnements. L'enquête montre également que 

les TPE et PME ont le sentiment de jouer " leur survie". Et  tous les observateurs l'affirment: de leur avenir dépendra celui de l'ensemble de l'économie régionale.

Les organisations syndicales, patronales ou  salariés, font le constat que leurs adhérents ressentent plus que  jamais le besoin de faire appel à leurs services. Grosse incertitude également pour les association et les milieux de la culture.

Une crise qui confirme des inégalités déjà existantes ?  

Parmi les inégalités citées:  le logement, le numérique ou encore la santé. Des différences qui apparaissent également au niveau des territoires, de leurs connexions , leurs richesses, mais  aussi dans les entreprises plus ou moins fragilisées selon qu'elles sont confrontées ou non à une forte concurrence, que leurs dirigeants bénéficient ou non de réseaux. Il y a la peur pour celles, déjà en difficulté, de ressortir encore plus fragilisées du confinement, voire de disparaître. La question de l'organisation de notre système de santé revient également: pour saluer les soignants, mais aussi pour réclamer des moyens en urgence. 

Mais il y a de l'espoir,

Et une attente dans les collectivités locales, notamment la région sollicitée principalement pour son soutien à l’économie locale. Même si les organisations syndicales ou associations demandent plus de transparence. La question de la décentralisation est également soulevée. Des normands qui sont unanimes pour dire qu'il est impératif de tirer les leçons de cette crise, trouver un autre modèle de développement, plus solidaire et plus local. 

Même si tous sont aussi convaincus que le naturel reviendra certainement au galop. 

Le CESER entend poursuivre son travail dans les prochains mois. Il espère ainsi parvenir à des propositions détaillées sur les changements ou les ajustements à attendre des grandes politiques publiques régionales

Il y a une envie d'espoir mais aussi de l'inquiétude explique le président du CESER, Jean-Luc Léger

La relance éco, chaque matin dès 7H15 sur France Bleu Normandie

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