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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

"La Relance Éco : "Je ne sais pas ce qu'on va devenir", les inquiétudes des pisciculteurs de Brenne

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Par , France Bleu Berry
Communauté de communes Brenne - Val de Creuse

Après la sécheresse qui a atteint des niveaux records, les producteurs de poissons, en Brenne, ont du - comme beaucoup de secteurs - faire face au coronavirus. L'avenir est inertian pour certains professionnels.

Pisciculture poissons truites (illustration)
Pisciculture poissons truites (illustration) © Radio France - Isabelle Baudriller

L'année 2019/2020, année noire pour les pisciculteurs !
Après la sécheresse qui a atteint des niveaux records cet été, les producteurs de poissons, en Brenne, ont dû - comme beaucoup de secteurs - faire face au coronavirus. 

Avec le confinement, leur chiffre d'affaire s'est effondré : beaucoup en effet dépendent de la restauration et n'ont donc pas pu vendre leur poisson.

De vives inquiétudes sur l'avenir de la pisciculture

Dans l'entreprise Couturier, en Brenne, le gérant Julien Darreau a du se débarrasser de ses carpes :"Nous avons du remettre en étang des tonnes et des tonnes de carpes car nous ne pouvions pas les vendre. Notre client était fermé pendant le confinement." 

Remettre des carpes à l'étang : pour éviter de les perdre définitivement, mais ce n'est pas sans risques explique-t-il : "On les sort des backs de stockage pour les remettre en étang, mais on ne sait pas si ces carpes vont survivre dans l'étang." 

6 tonnes de carpes en moins, c'est un manque à gagner de 12.000 euros."

Cette action représente aussi un gros manque à gagner pour l'entreprise : "On avait 6 tonnes de carpes. Cela fait un manque à gagner de 12.000 euros. C'est énorme pour notre entreprise après la canicule."

Julien Darreau compte désormais sur les aides de l'Etat et la coopération des banques pour tenir jusque la saison prochaine : en octobre, en espérant que cette saison soit meilleure que les deux dernières : "On a eu la sécheresse, on a eu le coronavirus... là il faut que ça marche, mais si l'eau des étang est revenue, il manque des poissons dedans. Je suis très inquiet." 

Si la saison 2020 n'est pas bonne, je ne sais pas ce qu'on va devenir"

S'il fait les comptes, sur l'année qui vient de passer, l'entreprise de Julien Darreau a fait 50% de chiffre d'affaire en moins. "Si la saison 2020 n'est pas bonne, je ne sais pas ce qu'on va devenir, l'avenir de la pisciculture est très incertain." 

Les finances de Fish Brenne réduites à peau de chagrin 

L'entreprise Fish Brenne à Pouligny St Pierre, dans l'Indre constate une baisse drastique de son activité : en effet, elle fournit principalement les grossistes et les restaurateurs, tous à l'arrêt depuis le 16 mars. "Nous ne tournons qu'avec 15% de notre activité. 85% de notre chiffre d'affaire a été perdu ces deux derniers mois", se désole Stéphane Geoffroy, le gérant de Fish Brenne  

Deux mois de pertes irrattrapables selon lui : "C'est impossible, même en cas de reprise, de compenser ce qu'on a perdu, 2 mois de chiffre d'affaire en moins sur une année fiscale, c'est trop. Ce qui est perdu est perdu." 

Rien n'est acté, mais j'ai peur de devoir licencier"

Pour que l'entreprise puisse continuer d'exister il faut donc se diversifier et faire des économies : "Nous allons prendre de nouvelles directions, trouver d'autres marchés, c'est à l'étude. Même si rien n'est encore prévu ni acté, il va peut-être falloir procéder à des licenciements." regrette-t-il. 

L'horizon sera peut-être plus heureux avec la réouverture des restaurants, le 2 juin pour les département en vert... à condition que les consommateurs soient au rendez-vous. 

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