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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : l'agence de trek Allibert a autant de clients que l'été dernier mais ils voyagent moins loin

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu Isère

Allibert est une agence de voyage spécialisée dans les treks et les randonnées. Elle est installée dans la vallée du Grésivaudan, entre Isère et Savoie. Alors que le secteur des voyages est durement touché par la crise liée au coronavirus, quelle est la situation d'Allibert ?

Randonnée en Chartreuse, illustration
Randonnée en Chartreuse, illustration © Maxppp - Juste Philippe

L'agence de treks et de randonnées Allibert est installée à Chapareillan, à la limite entre la Savoie et l'Isère, dans la vallée du Grésivaudan. Alors que les agences de voyage classiques sont à la peine en raison du coronavirus, comment s'en tire cette entreprise qui emploie 150 personnes ? On en parle avec son directeur général, Frédéric Giroir. 

En temps normal, l’été représente un pic d’activité pour Allibert, alors qu’elle est la situation pour vous actuellement ?

Frédéric Giroir : Actuellement, on peut opérer des voyages en France et en Europe (avec quelques petites exceptions en Europe). Il y a une très très forte demande sur la France, cette demande a été multipliée par deux par rapport à la même époque l’an dernier. En ce qui concerne l’Europe, ça commence à redémarrer, on voit les destinations méditerranéennes repartir : Grèce, Italie, Croatie. Ça repart aussi pour l’Europe du Nord, avec l’Islande et la Norvège. Quand on met tout ça bout à bout, ça nous donne une activité en nombre de voyageurs, sur les deux derniers mois, qui est équivalente à celle de l’an dernier. Mais en chiffre d’affaires c’est la moitié, tout simplement car les gens s’inscrivent sur des voyages plus proches et donc moins chers.

Les Alpes font-elles toujours partie des destinations très demandées ?

Oui, on a toujours été forts sur les Alpes. Aujourd’hui ça pèse 5.500 voyageurs par an sur les 30.000 voyageurs d’Allibert. Et ce chiffre ne fait que progresser.

En raison du coronavirus et des mesures sanitaires, est-ce que vous proposez de nouvelles formules ?

On avait déjà une offre très large pour répondre à tous les besoins, et en particulier sur la France et les Alpes. Donc nous n’avons pas eu à créer beaucoup d’offres. En revanche, on a fait quelques créations, en particulier dans les Alpes du Sud. Nous avons conçu un voyage avec une distanciation sociale plus forte. Les gens sont dans une location, donc entre eux, en groupe privatif. Ils ne croisent pas d’autres groupes. Le matin, on les emmène en véhicule privatif au début de la randonnée et on vient les chercher le soir. En ce qui concerne les repas, nous en fournissons pour éviter que les gens aillent au restaurant. On s’est dit que c’était une formule qu’il fallait essayer car il y avait quelques personnes qui avaient envie de faire des voyages, mais qui avaient peur de retourner dans un hôtel, un refuge ou un restaurant. Donc nous avons créé cette offre et nous avons eu de la demande.

Allibert emploie 150 salariés, à Chapareillan, est-ce que vous êtes inquiets pour l’avenir ? Pourrait-il y avoir des suppressions de postes ?

Pour l’instant je ne suis pas inquiet. Notre priorité principale est de conserver notre équipe et d’attendre la reprise, nous en avons les moyens. Ensuite c’est clair que, si les aides de l’état baissent beaucoup et que le monde reste fermé avec une impossibilité de voyager, c’est malheureusement un risque, mais c’est la dernière des choses que l’on souhaite faire.

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France Bleu est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période  de déconfinement. Chaque jour à 7h15, votre radio s'intéresse à une  entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de  sport, association, restaurant, etc). Comment se porte-t-elle ? Quels  enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se  projette-t-elle dans l’avenir ?

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