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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : le Casino de Dieppe retrouve sa clientèle, celui de Saint-Valery-en-Caux est à la peine

Le Casino de Dieppe est resté fermé deux mois et demi pendant le temps du confinement mais depuis sa réouverture non seulement il a retrouvé sa clientèle mais, en plus de cela, il attire de plus en plus de jeunes adultes. Ce qui n'est pas le cas de tous les établissements de la côte.

Le Casino de Saint-Valéry-en-Caux, en Seine-Maritime, a perdu près d'un million d'euros de chiffre d'affaires pendant le confinement.
Le Casino de Saint-Valéry-en-Caux, en Seine-Maritime, a perdu près d'un million d'euros de chiffre d'affaires pendant le confinement. © Radio France - Laura Lavenne

Devant sa machine à sous du Casino de Dieppe, Claire, masque sur le visage, renoue avec les plaisirs du jeu. "Je viens quand il y a peu de monde et je suis rassurée, les machines sont désinfectées régulièrement, des lingettes sont à notre disposition pour les nettoyer avant notre passage si nous le souhaitons, donc, non, je ne m’inquiète pas et je joue tranquillement", confie, sereine, la jeune femme en pleine partie. 

En effet, le Casino de Dieppe, casino du groupe Partouche, semble avoir mis en place toutes les mesures sanitaires possibles à en croire son directeur Boris Desjardins : "Nous avons espacé les machines et installé des vitres de plexiglas entre chacune d’elles, poursuit-il, c’était indispensable pour faire revenir nos clients dans les meilleures conditions." 

Un nombre de clients en hausse en juillet

Les chiffres du mois de juillet confirment leur retour. "Plus de 15 % de clients en plus, par rapport au mois de juillet de l’an dernier", fanfaronne Boris Desjardins, sans vraiment se l’expliquer. "Certainement que les Français avaient besoin de s’évader après ces deux mois et demi enfermés et puis, jouer au Casino, c’est une façon de s’amuser, de se faire plaisir, d’autant plus que les établissements de nuit sont encore fermés et que nous proposons des animations le soir". 

Pour autant, le patron dieppois reste prudent, "ce qui est perdu est perdu", regrette-t-il. Son établissement enregistre, en effet, une perte de plus de 2 millions d’euros de son chiffre d’affaires pour les deux mois et demi de fermeture forcée, en mars, avril et mai. "Et puis, nous ne savons pas de quoi demain sera fait, peut-être que cette hausse du mois de juillet ne va pas se poursuivre dans les prochains mois, sans parler des conséquences que pourrait entraîner une 2e vague épidémique". 

Les clients âgés, pas tous de retour

Dans le doute du jour d’après, lui et ses collaborateurs, qui ont bénéficié du chômage partiel pendant toute la durée du confinement, savourent la situation actuelle et constatent un peu de changement dans le profil des clients. 

"Il y a un peu plus de jeunes - adultes évidemment puisque nous contrôlons les pièces d’identité à l’entrée - qui viennent dans notre établissement, ce qui permet de combler un peu l’absence d’une partie de notre clientèle, certaines personnes âgées qui ne sont pas encore revenues chez nous", analyse Boris Desjardins.

Au Casino de Saint Valery-en-Caux, le cœur n'est pas à la fête

Mais si les gros casinos repartent sur les chapeaux de roues, d’autres, plus petits, indépendants, peinent à s'y retrouver. A une trentaine de kilomètres de Dieppe, au Casino de Saint-Valery-en-Caux, par exemple, la reprise n'est pas vraiment là et la pression pour son dirigeant, Michel Roger, est encore plus forte puisqu'il gère un établissement indépendant. 

Pour lui les règles sanitaires, comme la distanciation physique, riment avec moins de machines et donc moins de clients. "Il faut aussi avouer, poursuit le gérant de Saint-Valery-en-Caux, que le cœur n’est pas à la fête, _notre clientèle qui est composée essentiellement de personnes âgées n’est pas totalement revenue, par peur certainement_"

L'attente des prêts garantis par l'Etat

Michel Roger encaisse une perte de chiffre d’affaires de près d’un million d’euros et regrette le manque de volonté et de réactivité de la part d’une des banques à qui il a présenté une demande de prêt garanti par l’Etat. "Elle traîne des pieds alors qu’on aurait espéré qu’elle comprenne l’importance vitale que ce prêt représente pour nous". En cas de deuxième vague épidémique, Michel Roger sait, lui, qu’il ne se relèverait pas, financièrement, une deuxième fois. 

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