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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

"La relance éco" : le château de La Ferté-Saint-Aubin sort la tête de l'eau

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Par , France Bleu Orléans
La Ferté-Saint-Aubin, France

Après deux mois de fermeture pendant le confinement et une reprise timide en juin, le château de La Ferté-Saint-Aubin a perdu 30% de son chiffre d'affaires, soit près de 250.000 euros au 31 mai 2020. En ce début du mois de juillet, il commence enfin à sortir la tête de l'eau.

La crise sanitaire a touché le château de La Ferté-Saint-Aubin de plein fouet
La crise sanitaire a touché le château de La Ferté-Saint-Aubin de plein fouet © Radio France - Mathilde Bouquerel

A l'accueil du château de La Ferté-Saint-Aubin ce matin, un petit groupe de visiteurs Néerlandais écoutent avec attention les explications de l'une des salariés du lieu. Et le propriétaire du château Lancelot Guyo l'affirme, les touristes étrangers sont bien revenus, quoique moins nombreux. "Avant le confinement, il y avait à 40% d'étrangers contre 60% de Français, et maintenant on est plutôt à 25% contre 75%."

Les touristes étrangers sont revenus, en proportion moins importante, au château de La Ferté-Saint-Aubin
Les touristes étrangers sont revenus, en proportion moins importante, au château de La Ferté-Saint-Aubin © Radio France - Mathilde Bouquerel

Le château touché de plein fouet par la crise sanitaire

Comme de nombreux lieux touristiques, le château de La Ferté a été touché de plein fouet par la crise sanitaire et économique du Covid-19. Grâce aux aides de l'Etat, Lancelot Guyot a bien pu mettre les quatre salariés du château au chômage partiel pendant le confinement. Mais un site historique a aussi de très importantes charges fixes, qu'il soit ouvert ou non : entretien, impôts fonciers, électricité et eau entre autres. En tout, près de 450.000 d'euros, avec une perte de chiffre d'affaires d'environ 30% en mars et mai

Au 31 mai par rapport à l'année dernière, le château de La Ferté avait perdu près de 250 mille euros de chiffre d'affaire
Au 31 mai par rapport à l'année dernière, le château de La Ferté avait perdu près de 250 mille euros de chiffre d'affaire © Radio France - Mathilde Bouquerel

"Il y a eu les deux mois de fermeture complète mais aussi tous les événements annulés : mariages, séminaires d'entreprises, etc.", détaille Lancelot Guyot. "Au 31 mai, par rapport à l'année dernière, on a perdu environ 250.000 euros de chiffre d'affaires."

Des raisons d'espérer

Si jusqu'à maintenant, la reprise avait été timide pour le château, les derniers jours et notamment le long week-end du 14 juillet ont vu un retour à la fréquentation habituelle en pleine saison touristique : 250 à 300 visiteurs par jour. Des chiffres qui donnent des raisons d'espérer à Lancelot Guyot. Tout comme le succès des soirées "Garden Party" organisées les vendredi et samedi soir au château. Une solution alternative au festival de musique électronique "Cocorico Electro", organisé au château par Lancelot et deux amis depuis 2017.

L'une des soirées "Garden Party" organisée au château de La Ferté-Saint-Aubin depuis début juillet
L'une des soirées "Garden Party" organisée au château de La Ferté-Saint-Aubin depuis début juillet © Radio France - Nicolas Devaux et Flex réalisation

"On a imaginé cette formule pendant le confinement" raconte le jeune châtelain. "Il s'agit de soirées de 19h à minuit limitées à 500 personnes bien espacées sur les 4.500 mètres carrés de pelouses de la cour d'honneur du château. Nous avons aussi quatre vigiles chargés de la sécurité et de faire respecter la distanciation physique". Une initiative lancée surtout pour des raisons économiques. L'association à l'origine du festival avait engagé 45.000 euros de frais pour l'événement qui devait avoir lieu les 11 et 12 juillet avant d'être annulé. "En trois weekends de Garden Party, nous en avons déjà récupéré 80%" se félicite Lancelot Guyot. 

La crainte d'un deuxième confinement

Pourtant, le jeune homme reste inquiet pour l'avenir du château, craignant surtout les conséquences d'un nouveau confinement. "Ça va déjà être difficile d'amortir les conséquences d'un premier, alors s'il y en avait un deuxième, ce serait très compliqué. Je n'imagine pas me séparer du château, c'est ma vie, je travaille sept jours sur sept pour ce lieu. Mais ça aurait des conséquences en termes d'emploi". D'autant que le château a besoin de travaux réguliers, notamment sur sa toiture.

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