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La relance éco: le cru Banyuls-Collioure en reconquête

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Par , France Bleu Roussillon

Le vignoble de la Côte Vermeille a lancé une souscription participative en ligne pour aider au développement de l'activité des vins de Banyuls et Collioure. L'opération s'appelle "Reconquesta". Alain Pottier est l'un des co-présidents de l'association à l'origine du projet.

Trois millions et demi de bouteille en vins secs et doux naturel sont produites chaque année sur le cru de la Côte Vermeille.
Trois millions et demi de bouteille en vins secs et doux naturel sont produites chaque année sur le cru de la Côte Vermeille. © Maxppp - Dominique ANDRE

Une plateforme de collecte de fonds a été mise en place le 12 juin, elle a pour le moment récolté plus de 8.000 euros. "C'est la dernière chance de reconquête de notre territoire." Alain Pottier est optimiste, mais réaliste : il y a danger pour le vignoble Banyuls-Collioure. Il co-préside l'association Reconquesta Côte Vermeille, qui se transformera à l'automne en Société Coopérative d'Intérêt Collectif. Le but : réunir tous les acteurs de la filière pour centraliser le développement du vignoble.  

Perte de surfaces exploitées

"C'est beau, mais il y a beaucoup de problèmes. On perd 60 hectares par an, c'est une sorte de faucheuse infernale. C'est énorme." La Côte Vermeille accueille 1.500 hectares de vignes. L'argent récolté à travers la cagnotte permettra par exemple de racheter des vignes : une à vocation "patrimoniale" (plutôt pour faire du tourisme), l'autre à vocation expérimentale (pour tester de nouveaux cépages et de nouvelles techniques).

La taille des exploitations diminue, et surtout, il y est toujours compliqué d'avoir des rendements importants : les raisins poussent à même les collines, et la mécanisation de la récolte est souvent impossible. Ce qui implique donc plus de main-d'oeuvre, et en bout de chaîne, un prix à la bouteille assez élevé

Améliorer la notoriété du cru

Or ce prix, il faut l'assumer selon Alain Pottier : "Il y a une pénibilité de travail ici qu'on ne peut pas compenser à cause d'un problème de notoriété. Il faut se défendre à chaque fois et expliquer pourquoi un Collioure ou un Banyuls coûte telle somme. Alors que dans les Côtes du Rhône, un Châteauneuf-du-Pape n'a pas à justifier son prix. Nous oui, et nous voulons passer ce cap."

Pour cela, le vignoble compte améliorer son image, toujours grâce à l'argent récolté à travers la souscription. Amélioration à l'échelle nationale, internationale, mais aussi locale. "Il y a l'idée d'un projet artistique sur tout le vignoble. Et nous créons actuellement avec l'État et le Département les conditions de la mise en place de deux œuvres monumentales, l'une à Collioure, l'autre à Cerbère, qui seront les portes d'entrée et de sortie de notre vignoble." Le but à terme étant de faire de la D 914, qui longe les vignes, une "Route Napoléon" de la Côte Vermeille. 

Vous pouvez réécouter l'interview d'Alain Pottier.

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