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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : le pôle thermal d'Amnéville en opération reconquête

Comme chaque jour, France Bleu Lorraine donne la parole à ceux qui relancent l'économie régionale. Ce mercredi, on plonge à Amnéville. La Villa Pompéi rouvre ses portes ce mercredi après quatre mois de fermeture. Pour Thermapolis et la Cure Saint-Eloy, c'est déjà le cas depuis deux semaines.

Sur les deux premières semaines de juillet, le pôle thermal d'Amnéville compte deux fois moins de visiteurs que l'an dernier à la même époque (photo d'illustration)
Sur les deux premières semaines de juillet, le pôle thermal d'Amnéville compte deux fois moins de visiteurs que l'an dernier à la même époque (photo d'illustration) © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Après quatre mois de fermeture pour cause d'épidémie, la Villa Pompéi rouvre ses portes ce mercredi 15 juillet, deux semaines après la Cure Saint-Eloy et Thermapolis, les deux autres sites du pôle thermal d'Amnéville. La PDG Anne Bello confirme : les clients reviennent, doucement mais surement. Entretien.

Il faut faire face et se serrer les coudes

 Vous avez rouvert Thermapolis et la cure Saint Eloy le mercredi 1er juillet... vous avez du monde dans les bassins ?   

"C'est plutôt encourageant par rapport à ce qu'il se passe dans d'autres lieux et d'autres régions. On a du monde. Evidemment, les mesures barrières font qu'on a moins de visiteurs à la Cure thermale, ce qui nous permet aussi de roder toutes les mesures mises en place. Mais les curistes reviennent progressivement. A Thermapolis, c'est aussi très positif."

 Vous êtes restés fermés pendant plus de trois mois, quelles sont les conséquences concrètes pour vos finances ?  

"On a été les premiers en France à fermer j'ai été la première des le 13 mars à décider de la fermeture de nos établissements par principe de précaution. C'est très compliqué je ne vais pas vous le cacher, tous les mois il nous faut rentrer au moins 1,5 millions d'euros de chiffres d'affaires, pour au moins équilibrer les comptes, payer les charges et les salaires. Cela représente quand même près de 500 emplois. Et on a zéro chiffre d'affaires depuis cette date donc c'est extrêmement compliqué. Tous les secteurs sont dans la même situation. Il faut faire face et se serrer les coudes en interne."

 Pour compenser ce manque à gagner, vous avez prévu d'augmenter les tarifs ?   

"Absolument pas. Même si les mesures sanitaires nous coûtent 100.000 euros ce qui est très conséquent, même si nous n'avons pas d'aide, nous n'avons pas décidé de répercuter sur le prix de vente. Au contraire, on fait une offre d'été et de réouverture pour inciter les gens à revenir."

On n'en fait jamais assez pour la santé

 Anne Bello, vous n'avez pas rouvert tout de suite après le déconfinement, pourquoi ?   

"On a été très surpris par cette autorisation dès le 2 juin, mais des établissements comme ceux-là ne peuvent pas rouvrir comme ça sur un claquement de doigts. Il faut contrôler les eaux et cela demande plusieurs semaines de retour et d'analyses."

 Aujourd'hui, quelles sont les règles sanitaires à Thermapolis ?   

"Je voudrais d'abord rappeler que les trois établissements du Pôle thermal, quel que soit le contexte, Covid ou pas, fait partie des établissements les plus sécurisés. Vraiment. On n'en fait jamais assez quand il s'agit de santé. A Thermapolis, on prend la température à l'entrée des bassins, on porte le masque entre l'entrée et le bassin, on oblige les gens à mettre leurs affaires dans des sacs plastiques jetables pour éviter les contacts dans les vestiaires et il y a des mesures de distanciation dans les bassins. Sans oublier toutes les équipes mobilisées pour nettoyer en tout temps et en tous lieux."

 Vous avez également réduit le nombre de clients présents en même temps dans l'eau.

"Oui, pour des raisons de distanciations. C'est aussi pour la capacité d'accueil dans les vestiaires, l'idée étant d'éviter que les gens ne se croisent. On a divisé la fréquentation des bassins par deux. C'est encore plus à la Cure thermale."

Se relever de cette crise hors-normes

 Vous êtes confiante pour la suite de la saison ? En termes d'affluence ?   

"C'est sûr, 2020 ne sera pas une année comme les autres. On avait battu tous nos records de fréquentation l'année dernière. Mais par nature, je suis optimiste. Je veux surtout rassurer les gens sur la sécurité des lieux et les mesures qu'on met en place. Sur la première semaine de juillet, nous avons accueilli 80 curistes, sur une nouvelle jauge de 600. D'habitude, c'est 1.300 par jours ! Cette semaine-là, ils avaient de la place pour eux, c'est sûr. A Thermapolis, la fréquentation a été divisée par deux, mais nous restons très optimistes pour les prochaines semaines."

 Des employés restent-ils sans activité encore aujourd'hui ?

"Oui, comme la fréquentation des lieux détermine nos moyens humains, nous avons toujours du personnel au chômage technique. Cela concerne plus de la moitié de nos 500 salariés."

 Vous avez des projets dans les prochaines semaines ? 

"Toujours, quelle que soit la structure, si on n'a pas de projets, on est morts. Il faut se relever de cette crise hors-norme. Il faut préserver les emplois. Ma première préoccupation c'est ça. Et puis à moyen terme, il faut développer de nouvelles activités pour continuer vers l'avant."

Retrouvez la chronique "la relance éco" à 7h15 tous les jours sur France Bleu Sud Lorraine.

France Bleu Sud Lorraine est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h15, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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