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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : le secteur du bâtiment peine à se reconstruire

La crise du Covid-19 contraint certaines professions à se réorganiser. Le secteur du bâtiment n'a pas attendu le déconfinement pour se relancer mais il peine toujours à reprendre un rythme "normal". En cause, des précautions sanitaires contraignantes, des livraisons retardées et des projets annulés.

Chantier d'un ensemble de bureaux à Reims, le 16 mai 2020.
Chantier d'un ensemble de bureaux à Reims, le 16 mai 2020. © Radio France - Stéphane Maggiolini

Une relance au ralenti. Selon une enquête réalisée par la Fédération Française du Bâtiment, juste avant le déconfinement, auprès de 1 800 entreprises du secteur du bâtiment, 53% avaient repris mais 22% affichaient une activité "normale". Une nouvelle organisation a été mise en place pour respecter les gestes barrière et les préconisations du gouvernement. 

Limiter les contacts entre ouvriers

Résultat, sur les chantiers, c'est un jeu de chaises musicales qui se met en route. "Sur le chantier d'un restaurant aujourd'hui il y a le plaquiste, demain ce sera l'électricien, ensuite le plombier ou le menuisier",détaille Dominique Hautem, gérant d'une entreprise d'électricité à Villers-Marmery (Marne). 

Quelques jours avant le 11 mai, les travaux ont pu redémarrer avec toutes les précautions nécessaires et en priorité sur des bâtiments inoccupés. "Ils -les électriciens- partaient seuls dans leur véhicule, ils étaient en quelque sorte confinés. Ils avaient du gel, des lingettes mais des masques on en avait peu ou pas", raconte Dominique Hautem.

_Quand il s'agit de travaux dans des lieux habités, l'organisation est encore plus drastique et le retard s'accumule_. "C'est quand même assez compliqué car au lieu de travailler tous ensemble, de se donner un coup de main, on doit anticiper, préparer pour finir nos journées ce qui n'est pas toujours gagné. On perd au moins 20% sur le prévisionnel temps", regrette le gérant marnais, également président de la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), dans la Marne.

Le reportage de Sophie Constanzer

Des difficultés logistiques

La confédération comprend 750 adhérents dans le département, la plupart ont repris leur activité mais les craintes de Dominique Hautem sont les carnets de commandes, qui pourraient ne pas se remplir dans les prochains mois. "Il est clair qu'aujourd'hui des gros projets ont été abandonnés, certains gelés pour un an. Le malaise c'est aussi que beaucoup de personnes qui voulaient refaire leur cuisine ou une extension d'habitation, se disent qu'il est urgent d'attendre", explique-t-il.

Moins de projets mais aussi moins de facilité à assurer ceux qui sont maintenus. Exemple avec l'approvisionnement des matériaux, lui aussi au ralenti depuis quelques semaines. "Il y a clairement plus de délai qu'avant. Ce qui est paradoxal c'est qu'on nous demande de relancer l'économie mais en fait tout le monde ne joue pas le jeu. Quand je vois que certains fournisseurs, des gros fournisseurs, sont fermés jusqu'à la fin du mois de mai alors que nous on en a besoin maintenant, d'avoir du matériel, des réponses à nos questions. On a eu besoin de répondre à un appel d'offres pour le Grand Reims, avec une date limite fin avril. On a vraiment galéré pour avoir des réponses", soupire Delphine, secrétaire chez Hautem électricité.

Le risque de pénurie de matière première pourrait être bien réel cet été pour différents corps de métiers du bâtiment, puisque les usines de fabrication reprennent elles aussi au ralenti, dans l'Europe entière. Autre exemple : l'instruction des permis de construire est suspendue jusqu'au 24 mai dans le Grand Reims, ce qui aura des conséquences sur les chantiers de fin d'année et de janvier prochain.

Retrouvez la chronique "la relance éco" à 7h15  tous les jours sur France Bleu Champagne-Ardenne.

France Bleu Champagne-Ardenne est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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