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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : après le confinement, le succès des vêtements d'occasion chez Amos

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Par , France Bleu Gironde

Si le confinement a fortement impacté Amos, l'entreprise d'insertion économique basée à Mérignac observe un retour de sa clientèle. La structure qui collecte, trie et revend des vêtements d'occasion estime que cette reprise est liée à une prise de conscience sur la mode durable.

Nathalie Lacoste, la directrice d'Amos, dans la boutique Amos du Grand Parc à Bordeaux.
Nathalie Lacoste, la directrice d'Amos, dans la boutique Amos du Grand Parc à Bordeaux. - Laura Maiffredy

Embaucher des chômeurs de longue durée. C'est l'objectif d'Amos, à laquelle s'intéresse "La relance éco". L'entreprise d'insertion économique, basée à Mérignac, collecte, trie et revend des vêtements d'occasion. Elle possède notamment un centre de tri et cinq boutiques à Bordeaux et Mérignac.

L'impact "catastrophique" du confinement

Le confinement a fortement impactée la structure, qui a du mettre au chômage partiel ses 35 salariés et fermer l'intégralité de ses boutiques. La perte de chiffre d'affaires s'élève à près de 80.000 euros sur deux mois. "Comme pour de nombreuses entreprises, ça a été catastrophique", se désole Nathalie Lacoste, la directrice d'Amos. 

Amos avait également prévu une vente au kilos en avril dernier, dont l'annulation représente un manque à gagner important. L'entreprise compte sur ce genre d’événements pour rentrer un peu d'argent. Pour faire face à la crise, la structure spécialisée dans le réemploi du textile a donc fait une demande de Prêt Garanti par l'Etat.  

Le retour de la clientèle

Le confinement a toutefois eu quelques bons côtés. Nombreux sont ceux qui ont profité de cette période pour faire le tri dans leur placard. Amos a ainsi pu collecter de nouveaux vêtements et faire des stocks pour la réouverture de ses magasins. Une réouverture qui s'est plutôt bien passée, selon Nathalie Lacoste. 

"Les clients sont de retour. On avait quelques craintes par rapport au secteur de l'occasion, qu'il soit un peu rebutant pour la clientèle, mais aussi par rapport au virus. En fait, les clients sont là !, raconte-t-elle. Je crois qu'il y a eu une prise de conscience sur ce mode de consommation plus durable, qui permet de donner une seconde vie à des vêtements, qui permet d'aller vers moins de déchets... Ça a fait tilt dans certaines têtes".

Un modèle moins polluant

La directrice d'Amos est optimiste pour l'avenir. "Des outils comme Amos qui proposent une manière de moins polluer, de s'intéresser à l'autre, de moins consommer ou de consommer différent, c'est assez en phase avec la crise mondiale que l'on vient de traverser et avec la mise à l'arrêt d'un système qui a montré ses limites", conclut Nathalie Lacoste. 

Un succès confirmé pour Amos, qui vient même d'embaucher trois nouvelles vendeuses.

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