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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : les brocanteurs privés de touristes accumulent leurs bric-à-brac

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Par , France Bleu Limousin

Passionnés d'objets en tout genre, les brocanteurs font partis des commerçants durement touchés pendant la crise du covid-19. Aujourd'hui encore ils souffrent de l'absence de leur clientèle habituelle, en majorité étrangère. C'est le cas de Frichiche Adam, qui tient le Brocant'Art Deco à Limoges.

Dans ce local 8 rue Vigne de Fer, des objets en tout genre cherchent des acheteurs.
Dans ce local 8 rue Vigne de Fer, des objets en tout genre cherchent des acheteurs. © Radio France - Rébecca-Alexie Langard

Avec son bric-à-brac qui s'étend à l'extérieur du magasin, la boutique Brocant'Art Deco de Frichiche Adam ne passe pas inaperçue 8 rue Vigne de Fer à Limoges. Lui qui attire essentiellement de la clientèle étrangère dit l'avoir totalement perdu, en particulier les Anglais et les Hollandais. Tous les ans également, il avait l'habitude de revoir des clients parisiens et bordelais, "les meilleurs clients" selon les mots du brocanteur, "des clients qui sont contents de rentrer chez moi, qui trouvent toujours quelque chose donc là j'attends avec un pincement au coeur". 

Je suis en mode survie

"J'ai essayé de trouver des alternatives comme la vente sur internet pour limiter la casse mais pendant la crise, on était sans cesse dans l'incertitude. On ne savait pas combien de temps ça allait durer donc j'ai laissé tomber", dit-il résigné, car l'essence de son métier, c'est le contact pour Frichiche Adam. Sa trésorerie est "nulle" mais pas question de lâcher l'affaire même si les impôts et les taxes s'accumulent. Depuis le déconfinement, le chiffre d'affaires décolle à peine au-dessus de 500€, le prix de son loyer. "Les aides de l'Etat c'est mieux que rien mais elles ont été calculées par rapport au chiffre de l'année dernière et ça couvre seulement le loyer. Elles ne sont pas adaptées à ma micro-entreprise". 

Pourtant, le brocanteur brade ses objets, pour essayer d'avoir un minimum de salaire : "je suis en mode survie", en rit-il avant d'ajouter plus sérieusement "je suis comme quelqu'un de malade. Là je suis allongé et j'essaie de me lever et de marcher".  Il n'y a plus qu'à "espérer" selon Frichiche Adam, qui ne souhaite qu'une chose : que sa boutique reprenne vie et s'anime comme avant dans une "ambiance vacances".

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