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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : les buralistes de la Somme tentent d'attirer les clients en offrant plus de services

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Par , France Bleu Picardie

Des bureaux de tabac ferment chaque année en France. La profession est en difficulté et essaie de se diversifier pour attirer les clients. Dernier exemple en date : la possibilité de payer chez certains des factures du quotidien. On fait le point avec le patron des buralistes de la Somme.

En France pour le moment 5 100 bureaux de tabac ont accepté de prendre en charge ce nouveau travail, 71 dans la Somme.
En France pour le moment 5 100 bureaux de tabac ont accepté de prendre en charge ce nouveau travail, 71 dans la Somme. © Radio France - - Charlotte Jousserand

Depuis des années, les buralistes essaient de diversifier leur activité pour sauver leur profession, attirer des clients et éviter une fermeture. Dernier exemple en date : depuis fin juillet, on peut payer chez les buralistes volontaires des factures du quotidien : factures de cantine, de crèche, d'hôpital, amendes de stationnement, taxe d'habitation... 

A chaque paiement, les buralistes ramassent une petite commission d'un euro cinquante. Est-ce que les gens utilisent ce dispositif, est-ce que ça apporte un plus aux buralistes, en quoi?  On a rencontré Philippe Laveau, le Président des buralistes de la Somme.

Quel bilan du dispositif vous faites pour le moment dans votre bureau de tabac ?

Le bilan, c'est qu'on a déjà des gens qui se sont présentés avec des factures. Pour l'instant, dans mon bureau de tabac, j'ai reçu quatre personnes, avec une moyenne de 42 euros 50 de factures. Vous le voyez, ce ne sont pas des grosses factures qui sont réglées chez nous. 

Quels retours vont font vos collègues sur ce nouveau dispositif ? 

Il y a des avis partagés, mais pour le moment on a chacun peu d'expérience. J'ai beaucoup de buralistes qui sont ravis. Mais il y a eu aussi un collègue ou deux qui ont eu malheureusement à gérer un encaissement d'une valeur trop importante. En fait, au delà de 300 euros, le client doit payer en carte bancaire. Sauf que nous, on a des frais bancaires, et au délà d'un certain montant, au lieu de gagner les 1 euro cinquante donnés par l'Etat pour chaque action, on peut dans le pire des cas carrément perdre de l'argent. Mais en réalité je pense que ça arrivera rarement. 

Est ce qu'il y a de plus en plus de buralistes qui vous contactent et sont intéressés par le dispositif ?

Oui, complètement. Dans la Somme on est 71 à avoir répondu à l'appel, et j'ai des gens qui me rappellent déjà en me disant "Philippe, on voudrait le mettre en place, on avait pas vu au début que ça pouvait être intéressant comme ça." Parce qu'il n'y a rien à faire : certes, c'est intéressant car on rend service au client. Mais évidemment en général, le client nous le rend bien ! S'il passe notre porte, il vient payer une facture, mais il peut aussi très bien être accroché par autre chose. Et nous tout ce qu'on recherche aujourd'hui, c'est de faire rentrer des clients chez nous. 

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Philippe Laveau sur France Bleu Picardie dans la relance éco à 7h17 ce mercredi. 

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