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La relance éco : les centres équestres appellent à l'aide

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Chaque jour, France Bleu Hérault s'intéresse à la reprise économique dans le département, après deux mois de confinement. Parmi les activités fortement impactées : les centres équestres. Entretien avec Jacob Legros, président du comité régional d'équitation en Occitanie.

Les centres équestres peuvent de nouveau accueillir du public Les centres équestres peuvent de nouveau accueillir du public
Les centres équestres peuvent de nouveau accueillir du public © Maxppp - Matthieu de Martignac

L'Occitanie compte plus de 750 centres équestres. Tous ont souffert de la crise et de la période de confinement mise en place par le gouvernement pour limiter et enrayer la pandémie de coronavirus. Certains ont été durement touchés. Le déconfinement et la possibilité de recevoir à nouveau du public, depuis le 11 mai, est un soulagement.

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Seulement, cet assouplissement devra être accompagné d'une enveloppe considérable, sans quoi beaucoup pourraient disparaître, selon Jacob Legros, président du comité régional d'équitation en Occitanie. 

Quel a été l'impact du confinement sur votre centre équestre, situé à Grabels ? 

Moi, je n'ai pas eu un gros impact économique, parce que je suis essentiellement une écurie de chevaux qui appartiennent à des propriétaires. En revanche, j'ai un petit poney club avec une cinquantaine de licenciés qui a été complètement arrêté. Et j'ai cinq poneys qui ont continué à être sorti, à être nourri, mais sans recette. 

Certains de vos collègues ont été lourdement touchés ? 

Complètement. La plupart fait du poney club. Ils n'ont eu aucune recette. La spécificité des centres équestres, par rapport aux entreprises françaises qui ont perdu du chiffre d'affaire, c'est qu'ils ont des dépenses incompressibles : nourriture, sorties des chevaux, soins vétérinaires, etc. En moyenne, entre les petites structures et les grosses, on peut estimer que ce sont 9.000 euros de dépenses incompressibles, rien qu'en nourriture et en masse salariale qui n'a pas pu être mise au chômage technique. 

Depuis le 11 mai, l'activité a partiellement repris. Dans quelles conditions ? 

Il faut féliciter le travail de la Fédération Française d'Équitation, qui a obtenu que dans les structures, en fonction de la taille, on puisse avoir plusieurs groupes de dix personnes, enseignant compris. Il faut pouvoir respecter la distanciation dans les aires d'évolution. Les clubs accueillent en fonction de leur taille.

Ils ont pu reprendre 50 à 60% de leurs activités. Mais attention, aujourd'hui, on est sur du rattrapage. C'est-à-dire que les cavaliers qui ont choisi de payer leurs cours pour aider les centres équestres à avoir de la trésorerie, mais aujourd'hui ils rattrapent les cours qu'ils ont payés. 

Cette reprise partielle de l'activité va-t-elle permettre de limiter la casse ou craignez-vous que certaines structures mettent la clef sous la porte ? 

On ne pourra sauver les meubles que si les mesures d'aides financières promises sont appliqués. On était parti sur 50 millions, on est redescendu à 10 millions, et aujourd'hui ça discute pour une enveloppe autour de 30 millions d'euros, pour l'ensemble des centres équestres en France. S'ils n'ont pas ce fond-là, beaucoup ne se relèveront pas. Moi, j'ai aussi un rendez-vous en visio-conférence avec la Région, pour voir comment ils peuvent compléter le "fonds cheval".

Il faut aussi qu'on puisse reprendre des activités extra-clubs, parce que l'enseignement n'est qu'une partie de l'activité. Il y a plein d'autres choses : le commerce de chevaux, la compétition, les promenades. Le tourisme équestre fait partie des plus touchés, comme le tourisme en général. On mesurera ensuite les dégâts, en fonction des spécificités de chacun. 

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