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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : le chantier Lalou Multi à la recherche de partenaires au Verdon-sur-Mer

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Par , France Bleu Gironde

Au Verdon-sur-Mer, une vingtaine de personnes s'activent pour terminer à temps le dernier bateau de l'écurie Lalou Multi, mise à l'eau de ce Multi 50 à la fin de l'été. Pour la suite, il faudra trouver des partenaires, rendus frileux par la pandémie de coronavirus.

Lalou Roucayrol (à droite) et Quentin Vlamynck préparent le dernier né de l'écurie Lalou Multi, mise à l'eau à la fin de l'été
Lalou Roucayrol (à droite) et Quentin Vlamynck préparent le dernier né de l'écurie Lalou Multi, mise à l'eau à la fin de l'été © Radio France - Marie Rouarch

Malgré la pandémie, l'activité n'a jamais cessé au chantier Lalou Multi du skipper médocain Lalou Roucayrol, à Port-Bloc, au Verdon-sur-Mer. Il a fallu réduire le nombre d'opérateurs, ralentir la construction du dernier né de l'écurie Lalou Multi. En revanche, la recherche de partenaires pour les futurs projets a pris un sacré coup de froid.

Comme le reste de l'économie, le chantier de Lalou Roucayrol ont dû s'adapter pendant le confinement, en réduisant le personnel sur place, de vingt à six personnes, avec des mesures de chômage partiel pour certains salariés. Forcément, cette forte réduction a eu un impact sur l'activité "et sur la qualité de production", relève le skipper médocain : trois semaines de retard pour le petit dernier de l'écurie Lalou Multi.

Un bateau unique 100% Médoc

Ce Multi 50 devrait tout de même être mis à l'eau à la fin de l'été, grâce au partenaire, Arkema, qui "n'a pas baissé les bras face au COVID" se réjouit Lalou Roucayrol. "Le contrat est signé jusqu'en 2022", donc il continue à financer ce petit bijou à près de 3 millions d'euros et 30 000 heures de travail. C'est d'ailleurs le seul Multi 50 en construction en ce moment en France et il a la spécificité d'être 100% médocain. Une vraie fierté pour Lalou Roucayrol : "quand on se fait construire un bateau de course, aujourd'hui, on va en Bretagne. On est le seul chantier à produire en Nouvelle-Aquitaine, des engins assez uniques, ici en pointe Médoc, en dehors des circuits classiques à Lorient, donc on n'a pas trop la pression de nos gentils camarades qui viennent espionner notre travail".

Les chantiers Lalou Multi à Port-Bloc, au Verdon-sur-Mer
Les chantiers Lalou Multi à Port-Bloc, au Verdon-sur-Mer © Radio France - Marie Rouarch

Former la relève

Ce chantier au Verdon est aussi un bel outil de formation pour de jeunes skippers, "qui mettent la main dans la colle" pour participer à la construction de leur bateau. C'est assez rare pour être souligné et c'est l'expérience vécue par Quentin Vlamynck, 28 ans. Il "grandit" sous l'aile de Lalou Roucayrol, dans le Médoc, depuis près de 10 ans. C'est lui qui devrait prendre la barre de ce Multi 50 pour la Route du Rhum, en solitaire, dans deux ans. Avant ce grand rendez-vous, Lalou Roucayrol et Quentin Vlamynck devraient disputer ensemble, sur ce bateau, la Transat Jacques Vabre en 2021. "Enfin si Quentin veut bien de moi à bord" s'amuse le skipper médocain.

Quentin Vlamynck (sur l'échelle) participe à la construction du bateau dont il va devenir le skipper
Quentin Vlamynck (sur l'échelle) participe à la construction du bateau dont il va devenir le skipper © Radio France - Marie Rouarch

Quentin Vlamynck est bien conscient de la chance de pouvoir bénéficier de l'expérience de son aîné, "une transmission" pour son mentor. Essentiel pour ce métier de skipper de course au large sans école ni diplôme. Un jeune navigateur qui a aussi saisi la chance de participer à l'élaboration du bateau sur lequel il va courir : "même si je passe moins de temps sur l'eau que des skippers d'autres teams, moi j'apprécie de participer à la construction du bateau, surtout quand on est amené à faire des courses en solitaire dessus, des transatlantiques, il faut connaître les points forts, les points faibles du bateau pour pouvoir le réparer en cas de besoin".

Des chantiers en quête de nouveaux partenaires

C'est pour cette relève que Lalou Roucayrol est un peu inquiet, car pour continuer à former ces jeunes, skippers ou opérateurs, il faut de futurs projets. Or, la pandémie a rendu les partenaires "frileux". "On a un projet de construction d'un Class 40 qui a du mal à déboucher, les partenaires sont un peu réticents. Économiquement, c'est difficile". Un point positif : un contrat signé avec une entreprise viticole médocaine,  Larose-Trintaudon, pour remettre en état le "mini", le monocoque de l'écurie Lalou Multi. "Une vraie bouffée d'oxygène", note Lalou Roucayrol, "mais on devait accéder à d'autres partenaires qui se sont retirés au moment du COVID"

Le navigateur se bat donc pour faire progresser son entreprise et son sport dans la région. "Mais comme on n'est pas en Bretagne, la voile n'est pas aussi diffusée que peut l'être le rugby ici en Nouvelle-Aquitaine, c'est difficile d'attirer des partenaires dans notre sport"

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