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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : les éditions locales de Midi Libre reviendront début juin

Midi Libre a beaucoup souffert pendant le confinement, des ventes en baisse de 30 %, la publicité a chuté de 60 à 70 % mais le journal a maintenu 5 éditions pendant tout le confinement, avec du personnel en télétravail à 90%. Le directeur de la rédaction reste vigilant, mais confiant pour l'avenir.

Les recettes publicitaires ont baissé de 60 à 70 % pour Midi Libre pendant le confinement
Les recettes publicitaires ont baissé de 60 à 70 % pour Midi Libre pendant le confinement © Maxppp - ESDOURRUBAILH

Tous les jours France Bleu  donne la parole aux entreprises du département pour savoir comment elles ont vécu le confinement et comment elles s'organisent pour la reprise. Ce vendredi matin la parole est à Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de Midi Libre à Montpellier. 

"Nous sommes passés de 14 à 5 éditions, mais nous étions là tous les jours".

Comment s'est passé le confinement pour Midi-Libre et ses salariés? 

Ce confinement était celui de l'adaptation puisque nous avons passé nos éditions au niveau départemental, de 14 éditions à cinq éditions en raison de l'actualité qui n'était plus la même. Mais cependant, pour être au plus près de nos lecteurs, nous avons refusé la "non parution". Donc tous les jours du confinement, nous étions là. Les journaux ont été livrés aux abonnés et sur nos supports numériques, nous avons multiplié les initiatives pour répondre aux attentes de nos lecteurs. 

Vos salariés étaient-ils en télétravail ?

Oui, je peux dire que 95 % de nos salariés étaient en télétravail. Avec des organisations un peu nouvelles, on a multiplié les visioconférences le matin et l'après midi pour faire la une du journal, pour imaginer la structuration du journal. Chacun à la maison et quelques personnes ici au journal pour coordonner cette sortie.  

"De nombreux points de vente ont été fermés et nos abonnés livrés par la poste n'avaient leur journal que trois jours par semaine".

Malgré cela, le journal a été, on imagine, beaucoup moins vendu en raison d'une diminution  du nombre de points de vente, notamment ?

Oui, c'est vrai, nous avons 2.000 points de vente et 200 ont fermé pendant la période ce qui  signifie, vous l'imaginez, des flux qui ne sont pas les mêmes, des centres commerciaux qui ne voient pas les mêmes lecteurs. Et donc, on a accusé une baisse de la diffusion. Ce qui a tenu fortement, ce sont les abonnés portés, par tous les porteurs à domicile puisqu'ils ont tenu la mission.

L'autre difficulté, c'est bien sûr les abonnés postaux. Puisque, vous le savez, La Poste a, pendant un certain nombre de semaines, été dans l'impossibilité de livrer le journal plus de trois fois par semaine. Cependant, petit à petit, nous reprenons des couleurs puisque les diffuseurs rouvrent. Et puis surtout, l'actualité reprend. 

"Nos ventes ont baissé de 20 % et la publicité de 70 %".

Vous avez pu évaluer vos pertes ? 

Oui, on a fait des  baisses de ventes entre 15 et moins 20% et surtout, notre chiffre d'affaires publicitaire a fondu entre moins 60 et moins 70% du chiffre d'affaires pendant la période du confinement. Là encore, nous sommes en train de reprendre pas à pas parce que l'actualité est là et aussi parce que les clients,  les interlocuteurs ont envie à nouveau de reprendre de la communication dans Midi-Libre, qui est restée un socle fort de proximité. 

"Nos éditions locales reviendront début juin".

Donc, vous parlez effectivement de ce déconfinement, de la reprise, à quand les 14 éditions à nouveau ?

Alors, nous sommes en train de réorienter le nombre d'éditions puisque nous pensons que tout début juin, nous pourrons reprendre un rythme normal d'éditions, tant dans l'Hérault que dans le Gard. Et puis, petit à petit, au mois de juin, puis pendant l'été, un rythme quasi normal. Nous le faisons aussi en raison d'abord de nos organisations, puisque l'entreprise est en activité partielle.

Il y a encore du télétravail, l'activité commerciale n'a pas totalement repris et tout cela a un coût de pagination et de charges. Donc, toutes les décisions qui sont prises en ce moment le sont aussi dans ce cadre budgétaire, tout en ayant à l'esprit le lecteur qui doit pouvoir retrouver ses pages locales. C'est pour cela que depuis lundi 18 mai, nous avons plus de pages locales, des affichettes, un chemin de fer qui a évolué pour répondre aux intérêts et aux préoccupations des lecteurs. 

"Nous venons de traverser une crise dramatique, et nous devons nous réorganiser et nous adapter, il faut y aller avec sérénité et détermination".

Vous êtes inquiet pour l'avenir de votre journal Olivier Biscaye ? 

Je ne suis pas inquiet outre mesure. Je suis réaliste sur la situation. Je sais que nous venons de traverser une crise dramatique pour l'économie française et donc forcément dramatique pour la région et pour nos entreprises. Cependant, nous avions, avant la crise, enrichi, fidélisé, un lien très, très fort avec le territoire.

Nous l'avons maintenu en conservant nos éditions et nous travaillons dès à présent à des initiatives, des projets qui viendront illustrer tout ce que nous faisons depuis deux ans pour réveiller le quotidien et pour rapprocher le lecteur et le client de Midi-Libre. C'est une période difficile qui est en train de s'ouvrir dans beaucoup d'entreprises.

On ne peut pas passer à côté Midi-Libre. On aura forcément à réorganiser et à adapter notre contenu, la manière de le faire et la manière de travailler également. Mais c'est une étape qu'il faut traverser avec sérénité et détermination parce que nous croyons en ce journal. 

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