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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : les macarons ligériens de Franck Deville à l'assaut de nouvelles papilles

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Après deux mois à l'arrêt, le spécialiste du macaron Franck Deville a remis en marche son atelier de fabrication courant juin. Avec le confinement, il a perdu 600 000 € de chiffre d'affaires. Mais il veut se relancer en France mais surtout à l'étranger car l'export, c'est un tiers de ses activités.

Le spécialiste du macaron Franck Deville dans ses locaux de production à Roche-la-Molière.
Le spécialiste du macaron Franck Deville dans ses locaux de production à Roche-la-Molière. © Radio France - Julien Gonzalez

"La relance éco", qui s'intéresse chaque jour à un acteur économique de notre région en cette période de déconfinement, est aujourd'hui aux côtés de l'artisan macaronnier Franck Deville. Cuisinier de formation, ce ligérien s'est lancé dans les macarons depuis dix ans et a depuis 2014 ses ateliers de fabrications à Roche-la-Molière. Le Covid-19 et le confinement ont mis à l'arrêt toute sa production pendant près de deux mois et ont stoppé net ses ventes en France bien sûr mais surtout à l'étranger qui représente un tiers de ses activités. 

"Nous on a perdu pas loin de 600 000 euros de chiffre d'affaires !"

La relance éco avec l'artisan macaronier ligérien Franck Deville.

Tout souriait à Franck Deville : ses affaires marchaient très bien, il était même côté en bourse... et puis le Covid-19 est arrivé ! "On ne vit pas cette crise par rapport à la perte en bourse. Moi, je la vis cette crise à travers la chute de mon chiffre d'affaires, nous on a perdu pas loin de 600 000 euros.  C'est ça qui me parle, plus la structure de mon entreprise et la situation de mes employés. C'est ça avant tout... plutôt que de regarder à combien est cotée mon entreprise. C'est le cadet de mes soucis parce que je ne suis pas une société qui cherche à faire de la plus-value et derrière à revendre. " 

Pendant les deux mois d'arrêts, l'ensemble de ses salariés ont été mis au chômage partiel. Lui a réfléchi à une nouvelle organisation de sa chaîne de production de macarons. Il l'a mise en place il y a deux semaines.

"En resserrant les équipes sur quatre jours, les gens sont beaucoup plus attentifs et plus productifs."

"Nous on faisait des semaines de 5 jours sur 35 heures, du lundi au vendredi. Du coup, on a resserré un peu la production pour la mettre du lundi au jeudi, toujours en 35 heures. Pour mettre les valeurs du travail sur la chaîne. Autant on pouvait se disperser sur cinq jours, là en resserrant les équipes, les gens sont beaucoup plus attentifs et beaucoup plus productifs". 

Une stratégie qui lui a permis de garder ses 24 CDI. En revanche, il a dû se séparer de ses six CDD. Depuis quelques jours, le marché repart, notamment à l'étranger.

"C'est à peu près 50% de nos commandes qui repartent tout doucement."

"Habituellement, un pays comme la Russie commande environ une dizaine de palettes. Une palette, c'est 448 cartons de 35 macarons donc ça fait quelques milliers de macarons. Et là, ils divisent par deux pratiquement la commande. L'Italie, c'était à peu près une palette mensuelle, ils sont maintenant à une demie-palette. On voit que c'est à peu près 50% de nos commandes qui repartent tout doucement. "

La crise du Covid a été une vraie épreuve pour Franck Deville. Mais elle lui a permis de s'ouvrir à d'autres choses, comme la vente directe. Cette idée lui trottait dans la tête depuis longtemps mais face au coronavirus, il a décidé d'aller plus vite. 

Etant stéphanois de cœur et de souche, c'était notre priorité d'ouvrir notre première boutique à Saint-Etienne. 

"On lance notre boutique sur Saint-Etienne, sur le projet Steel. On attend avec impatience l'ouverture qui est prévue début septembre. L'enjeu, c'est de s'ouvrir au grand public, on était réservés qu'aux professionnels finalement. Avec des idées de livraisons à domicile notamment. Pour nous, c'était logique qu'on ouvre notre première boutique à Saint-Etienne ! Etant stéphanois de cœur et de souche, c'était pour nous notre priorité d'ouvrir à Saint-Etienne". 

Et cela pourrait ne pas s'arrêter à Saint-Etienne. Il vise d'autres points de vente comme la grande épicerie de Paris par exemple, histoire de faire une place aux macarons ligériens... à côté des macarons parisiens.

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France Bleu Saint-Etienne Loire est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ? 

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