Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

La relance éco : les refuges de haute montagne ouvrent avec des conditions sanitaires très strictes

-
Par , France Bleu Azur, France Bleu

Comme les restaurants, les cafés ou les bars, les refuges de haute montagne sont aussi autorisés à ouvrir depuis le 2 juin. Mais pas facile de faire respecter les gestes barrières dans des dortoirs et des parties communes.

Les refuges ont pu ouvrir dès le 2 juin, comme les restaurants, bars et cafés.
Les refuges ont pu ouvrir dès le 2 juin, comme les restaurants, bars et cafés. - Parc national du Mercantour

À plus de 2.300 mètres d'altitude, au col de la Cayolle, dans le Mercantour, c'est le branle-bas de combat. Emmanuel Oudot, qui gère un refuge, doit tout désinfecter avant l'arrivée des premiers clients. Car pour l'ouverture des refuges de haute montagne, qui commencent tout juste leur saison pour la plupart, les conditions sanitaires compilées dans un cahier des charges imposé par le gouvernement sont drastiques. 

"On ne va pas rattraper la saison, mais peut-être la sauver un peu."

"Pour les dortoirs, je vais être obligé de laisser un groupe seul dans chaque dortoir, explique Emmanuel Oudot. Ce qui veut dire que parfois, je devrai laisser un couple utiliser seul un dortoir qui, d'habitude, accueille huit randonneurs." Pour éviter que les différents groupes ne se croisent, le gardien est aussi obligé d'espacer de 15 minutes les petits déjeuners de chaque groupe.

Dans le pire des cas, Emmanuel Oudot ne pourra accueillir que huit personnes alors que son refuge peut monter jusqu'à 32 clients. Une perte sèche. "Par rapport à l'année dernière, où j'avais eu 500 à 700 réservations à la même période, là j'en suis seulement à 230, déplore Emmanuel Oudot. On va essayer de se reporter sur notre terrasse, pour les repas de midi. S'il fait beau, on s'attend à voir beaucoup de gens d'ici, juste de passage pour la journée. Ça ne rattrapera pas la saison, mais ça permettra de la sauver un peu !"

Perte de convivialité

Avec cette réouverture progressive des refuges en montagne, il y en a qui sont aux anges : les alpinistes et randonneurs avides de longues expéditions. "C'est une excellente nouvelle, confirme Jean-Luc Belliard, président du comité territorial de la fédération française de montagne et d'escalade. Ça va nous permettre de nous attaquer à nouveau à des massifs plus importants, qui demandent plusieurs jours de marche. Sans ces refuges, on devait partir très tôt le matin et revenir très tard le soir."

Mais forcément, pour tous ceux qui s'arrête en pleine montagne, ces refuges n'ont plus la même saveur qu'avant la crise. "On perd de la convivialité, explique Emmanuel Oudot. Avant, beaucoup de gens passaient en cuisine pour nous aider à faire la vaisselle. Ce n'est plus possible, j'ai dû mettre en place un pass pour rentrer. On peut aussi oublier les soirées autour d'un feu ou les jeux de cartes avec tous les clients..."

La relance éco : les refuges de haute montagne ouvrent avec des conditions sanitaires très strictes

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu