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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : les studios de yoga et écoles de danse peuvent rouvrir, mais dans les faits c'est compliqué

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Par , France Bleu Azur

Depuis le 2 juin, les studios de yoga et écoles de danse peuvent rouvrir leurs portes et accueillir de nouveau du public, dans des conditions sanitaires bien précises afin d'éviter la propagation du coronavirus. Comment garder le lien avec ses élèves ? Exemple à Nice et Mouans-Sartoux.

Fanny Rognone , professeure de yoga iyengar dans son studio à Nice
Fanny Rognone , professeure de yoga iyengar dans son studio à Nice - Kaï Müllenhoff

Les cours de danse ou de yoga sont loin d'avoir repris dans toutes les salles, et quand ils reprennent, c'est en petit comité, en raison du protocole sanitaire imposé pour éviter la propagation du Covid-19. Certaines associations ou structures indépendantes sont même en péril, avec des professeurs au chômage partiel et une trésorerie qui fond comme neige au soleil, un loyer à payer sans rentrées d'argent. 

Le yoga peut reprendre en salle

Certaines disciplines ont pu s'adapter, les professeurs de yoga sont nombreux à avoir donné des cours en ligne via les applications de visioconférence et continuent d'en proposer. C'est le cas de Fanny Rognone professeure de yoga Iyengar à Nice, elle a ouvert le Superstudio dans le quartier Libération en septembre 2019. 

Reportage

"ça a été un peur dur, les cours commençaient à bien se remplir, et avec le confinement, l'activité s'est arrêtée, il a fallu être réactif et inventif pour garder le contact avec les élèves" explique Fanny qui s'est associée à une professeure de Menton pour proposer des cours en vidéo avec l’application Zoom.

"Au début, j'étais réticente, le yoga se fait en salle, avec un rapport direct entre le prof et l’élève et je me suis rendue compte rapidement que c’est plus vivant que ce que je pensais. La forme de yoga qu’on pratique, assez statique se prête à l’enseignement en ligne, même si les élèves chez eux ne disposent pas de tout l'équipement du studio (tapis, briques, cordes, murs adaptés...)"

Fanny a suivi sur écran ses élèves et a corrigé leurs postures verbalement, mais tous ne se sont pas inscrits aux cours en ligne, ils étaient une minorité. Le studio a rouvert en début de semaine et les réservations reprennent petit à petit, "certains élèves qui n'étaient pas à l'aise avec l'appli numérique ou la pratique seul(e) à la maison sont très contents de revenir. Mais certains ne sont pas prêts à ressortir".

Fanny panache donc cours à distance et en présentiel en suivant dans le studio le protocole sanitaire préconisé. Des marques au sol matérialisent une distance de 2 mètres entre les participants. "Je peux accueillir jusqu'à sept personnes. Je conseille aux élèves de venir en tenue avec leur tapis et une serviette, j’ai mis à disposition le gel hydroalcoolique, le matériel sera désinfecté, j'aérerai régulièrement, puis je ne touche pas les gens, je les ajuste verbalement".

2m² pour chaque danseur 

À Mouans-Sartoux, l’école de danse Espace 614 va finalement rouvrir début juillet. Nathalie, la directrice a eu très peur pendant le confinement de devoir fermer définitivement. Cette école qui existe depuis 40 subit la crise financière "il faut continuer de payer le loyer de la salle de 300 m², les charges sociales des 12 professionnels. L’école n’a pas perçu la majorité des cotisations du 3e trimestre", explique Nathalie.

Grâce à une cagnotte en ligne elle a récolté 7.000 euros de dons, "il faudrait 18.000 euros pour rouvrir sereinement à la rentrée et perdurer, on va proposer des stages d’été sur cinq jours aux enfants, avec danse, chant, théâtre, cirque. Espérons qu'il y ait des personnes intéressées."

Dans le cadre des mesures sanitaires, La fédération française de danse préconise un périmètre de 2 m² par danseur. L’école pourra donc accueillir 10 élèves maximum dans une salle. Restent des interrogations pour la rentré : "on ne sait pas si nos 280 adhérents vont reconduire les inscriptions, est ce qu’ils vont avoir peur, est-ce qu'ils auront les moyens pour des loisirs ? " se demande Nathalie la directrice. 

L'association reconnue d'intérêt générale a reçu un label qualité or cette année de la fédération de danse jeunesse et sport et fonctionne aussi avec des bénévoles.

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