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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : Orchestra intéresse un groupe saoudien

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Par , France Bleu Hérault

Avant la crise sanitaire, Orchestra était déjà très mal en point. Le confinement et la fermeture des boutiques du spécialiste du vêtement pour enfant basé à Saint-Aunès (Hérault) n'ont évidemment rien arrangé. Le groupe saoudien Al Othaim, candidat à la reprise, compte redresser la barre.

Le groupe saoudien, candidat à la reprise d'Orchestra, compte garder 88% des emplois actuels
Le groupe saoudien, candidat à la reprise d'Orchestra, compte garder 88% des emplois actuels © Maxppp - Michael Esdourrubailh

Tous les jours, France Bleu Hérault s'intéresse aux entreprises du département qui ont subi le confinement. Comment imaginent-elles l'après ? Aujourd’hui, parole à Hervé Guionie, directeur du développement d'Al Othaim. Le groupe saoudien est candidat à la reprise d'Orchestra, spécialiste du vêtement pour enfant et de la puériculture basé à Saint-Aunès. Il présente son plan de reprise ce mardi devant le tribunal de commerce de Montpellier.

France Bleu Hérault : Alors pour commencer, est ce que vous pouvez nous présenter le groupe Al Othaim? 

Hervé Guionie : Bien sûr, le groupe Al Othaim, c'est un groupe familial saoudien depuis trois générations. C'est un groupe qui a commencé dans les fruits et légumes. Ils ont commencé par ouvrir ensuite des supérettes, puis des supermarchés, puis des hypermarchés. Et puis, ils ont ouvert aussi des parcs d'attractions pour enfants. 

Al Othaim s'intéresse aujourd'hui à Orchestra, ce n'est pas un groupe qui vous est totalement inconnu ? 

Absolument. Nous sommes actionnaires d'Orchestra depuis 2016. Nous avons investi 26 millions d'euros pour acquérir un peu moins de 8% du capital et nous nous sommes retrouvés dilués au fur et à mesure d'augmentations de capital successives à un peu plus de 4% du capital. C'est une marque qui nous a toujours beaucoup plu, qu'on a trouvé très intéressante et nous sommes entrés dans son capital en 2016 et manque de chance. On est entrés au plus haut et après tout a commencé à partir un peu en berne. 

On le sait aujourd'hui : Orchestra va très mal. 

Je peux vous confirmer qu Orchestra va très mal. Orchestra, c'est 650 millions d'euros de passif, c'est 88 millions d'euros de pertes en 2019. 

Donc j'imagine que vous avez un plan pour redresser la barre. 

D'abord, on a fait un constat. On a fait un constat qu'on a quasiment perdu tout ce qu'on a investi et donc, effectivement, nous avons un plan. Mais nous avons un plan parce que nous avons toujours confiance dans l'entreprise. Nous pensons que la situation dramatique qu'elle vit est plus liée à une mauvaise gestion qu'à la remise en cause d'un modèle ou d'une entreprise.

Et il y a en plus à l'intérieur de l'entreprise un énorme mal être qu'il faudra guérir, des gens à remotiver, des gens à embarquer avec nous dans cette entreprise de refaire d'Orchestra, le leader de la puériculture et du monde de l'enfant en France. 

Vous parlez du personnel, c'est une question cruciale évidemment. Les conséquences pour l'emploi ? Ça intéresse beaucoup de monde ici. 

Oui, c'est un point capital. Notre plan est très clair : nous devons redimensionner le siège. Ça va se traduire par garder 225 emplois sur un peu plus de 300 actuellement. Nous gardons aussi l'entrepôt de Saint-Aunès, 113 emplois, qui était destiné à fermer. Nous reprenons aussi un certain nombre de succursales, 132 succursales. Ce qui fait que si on met tout bout à bout sur le périmètre que nous retenons, nous gardons 88% du personnel existant. Soit 1.011 personnes sur 1.260. 

Le groupe saoudien candidat à la reprise promet de relancer Orchestra en conservant 88% des emplois.

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