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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : plombée par le Covid-19, l'horticulture espère des aides

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Par , France Bleu Provence

Le coup est très dur pour l'horticulture en France et sur le marché aux fleurs de Hyères. Le confinement est tombé pendant une période charnière pour la filière. Des millions de pivoines ont été coupées et jetées.

Pivoines, Roses...
Pivoines, Roses... © Radio France - DEHAYE

Personne ne peut rester insensible à cette image au début du confinement : des milliers de pivoines jetées à la poubelle, un crève-cœur pour les horticulteurs qui disaient pleurer tous les jours dans le Var, premier bassin de production de fleurs de France avec 450 horticulteurs fleurs coupées.

Le printemps est la période la plus importante pour la filière qui estime avoir perdu 80% des volumes. Un véritable coup dur explique Michel Gueirard, le président de la Société d'intérêts collectifs agricoles (SICA) du marché aux fleurs de Hyères.  

"Cet arrêt brutal a entraîné une situation très compliquée à gérer. La fleur est un produit vivant et quand vous l'arrêtez du jour au lendemain, c'est compliqué pour savoir ce qui va se passer dans les jours qui suivent." - Michel Gueirard 

C'est en effet au moment où les têtes de pivoines qui étaient prêtes à éclore que le confinement a été déclaré. Au marché aux fleurs d'Hyères, la pivoine a été jetée pendant presque trois semaines.  

"Cette année en France, on avait de l'avance, quand vous arrivez devant les champs où toutes les têtes sont prêtes à éclore et que vous savez que vous êtes bloqué, ça vous tord les tripes".

Pertes estimées à 400 millions d’euros

L'activité a pu reprendre progressivement à partir du 13 avril à Hyères lorsque certains marchés ont rouvert et le marché de Hyères s'est tourné vers l'étranger pour développer les exportations. Finalement, près de 70 % de la production a été écoulée. Mais la filière va avoir beaucoup de mal de se remettre de cette crise.

Elle estime à 400 millions d'euros les pertes. Pour compenser ce gros manque les professionnels espèrent dans aides rapidement. Des pistes de travail ont été étudiées le 15 mai lors d’une réunion entre le ministre de l’Agriculture et la filière horticole. Des mesures devraient être annoncées début juin.

Parmi les pistes : le fonds de solidarité, le chômage partiel, l’octroi de prêt garanti par l’État, le report des charges sociales. Deux, l’élaboration d’une mesure d’exonération de charges sociales patronales. Trois, l’indemnisation de la destruction des stocks de végétaux par des aides européennes. L’État soutiendra aussi la campagne publicitaire télévisée "le végétal, c’est la vie", sur les écrans du 18 mai au 7 juin.

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