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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : sur le marché de la Libération, à Nice, les prix des fruits et légumes commencent à baisser

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Par , France Bleu Azur

Alors que les prix des fruits et légumes avaient grimpé de 9% en moyenne pendant le confinement, un retour à la normale se fait sentir sur les marchés. Une baisse qui prend du temps et qui ne concerne pas forcément tous les produits.

Le marché de la Libération, à Nice, a rouvert le 12 mai.
Le marché de la Libération, à Nice, a rouvert le 12 mai. © Radio France - Bastien Munch

"Regardez un peu : ces courgettes, je les ai payées cinq euros les deux kilos aujourd'hui. La semaine dernière, c'était cinq euros le kilo." Sur le marché de la Libération, à Nice, Jeannette est aux anges. C'était l'un des points noirs de ce confinement. La flambée des prix des produits frais, et notamment des fruits et légumes. 

Jusqu'à 12% de hausse entre début mars et début avril, selon l'association UFC-Que Choisir. Un retour à la normale commence à se faire sentir, même s'il est assez inégal selon les produits.

"Je comprends les producteurs, ils sortent de deux mois très difficiles".

C'est notamment plus compliqué pour les fruits. "Pour moi, ça n'a pas bougé", affirme Nicole, en sortant un sachet de son cabas. "J'ai acheté des brugnons, des pêches, des bananes... Le tout me revient à 22 euros, pour deux personnes. Ça fait beaucoup ! C'est ce que je dépensais en une semaine avant le confinement", déplore la retraitée. "Du coup, on est obligés de restreindre notre consommation de fruits, alors que c'est quand même essentiel pour la santé."

Car certains producteurs profitent de la fin du confinement pour rattraper les dégâts en augmentant leurs prix, et compenser les deux mois sans marchés ouverts. "Moi, je les comprends", avoue Mireille, assise sur un banc au soleil. "Ils viennent de sortir de deux mois sans rien, déjà qu'ils ne gagnent pas tous bien leur vie... J'accepte de faire l'effort de mettre le prix pour les soutenir."

Le retour des professionnels de la restauration

Cette hausse soudaine des prix, Arnaud, primeur dans la cité marchande des docks de la Riviera, à Nice, ne l'avait pas vue venir. "Je n'ai jamais observé un changement si brusque dans les prix. Des poivrons que je vendais 2,90 euros, en trois jours ils sont passés à 5,90 euros." 

"En sept ans de métier, je n'avais jamais vu ça".

Mais Éric, producteur de légumes dans la plaine du Var, affirme que cette hausse était inévitable. "Il y avait beaucoup de demandes, et la production n'était pas là. Donc forcément, la hausse est automatique. Avec, en plus, tous les problèmes d'arrivage qu'ont eus l'Espagne ou l'Italie..."

Depuis dix jours, les prix ont déjà baissé de 20%, selon Arnaud. Ce retour progressif à la normale s'explique notamment par l'arrivée de la grosse production pour les légumes de saison. 

Mais elle est surtout due à la relance des professionnels de la restauration. "De plus en plus de restaurants expérimentent la vente à emporter, la plupart des marchés ont rouvert", explique le primeur. "Il y a plus d'acheteurs, donc les producteurs baissent leurs prix".

Lui espère que ses prix seront totalement revenus à la normale d'ici deux à trois semaines.

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