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Dossier : La nouvelle éco

La relance éco : un mois après leurs réouverture, les cinémas ne font pas salle comble

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Par , France Bleu Paris

Les cinémas ont rouvert leurs portes il y a un mois, le 22 juin dernier. Depuis, la reprise est poussive... Les contraintes sanitaires et l'assèchement de la production américaine perturbent la reprise. L'impact est particulièrement fort en Île-de-France, première région en densité de cinémas.

Depuis le 22 juin, les cinémas franciliens n'accueillent que 30 à 40% de leur fréquentation habituelle.
Depuis le 22 juin, les cinémas franciliens n'accueillent que 30 à 40% de leur fréquentation habituelle. © Maxppp - Alexis Sciard

Un mois après leur réouverture, les salles de cinémas en France, et particulièrement en Île-de-France, font grise mine. Depuis le 22 juin, les salles obscures ont enregistré 4,2 millions d'entrées. "C'est beaucoup de monde, plus d'un million de personnes chaque semaine", se félicite Marc-Olivier Sebbag, le directeur général de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF). "Mais si l'on est réaliste, c'est quand même beaucoup moins que d'habitude. Il y a en général trois fois plus de spectateurs dans les cinémas. C'est une reprise à un bon niveau, mais à un niveau bien inférieur à ce qu'il était avant", explique-t-il. En Île-de-France, la situation est similaire, avec 30 à 40% de la fréquentation habituelle.

Les chiffres sont donc encourageants, mais encore faibles, du fait des contraintes sanitaires mais aussi d'un été sans blockbuster hollywoodien, de nombreux films ayant été décalés, à l'image de "Top Gun 2" avec Tom Cruise ou encore "Tenet", le nouveau film de Christopher Nolan, reportée sine die. "La situation est économiquement très difficile pour les salles. C'est un niveau qui est bien en-dessous du seuil de rentabilité", avoue le patron de la FNCF. "Au 30 juillet, nous estimons que 30 millions d'euros de chiffre d'affaires auront été perdus depuis la mi-mars. C'est considérable, c'est plus du tiers du chiffre d'affaires annuel qui a disparu". Heureusement, de nombreux films français sont à l'affiche depuis le 22 juin.

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Pour le moment, les salles de cinéma tiennent globalement le coup, "grâce aux aides gouvernementales, notamment les PGE (prêts garantis par l'Etat) mais aussi les systèmes de chômage partiel. Mais si cette situation devait perdurer, cela deviendrait compliqué pour un certain nombre de salles", explique Marc-Olivier Sebbag.

La situation est particulièrement préoccupante pour la région Île-de-France, qui est "la première région de cinéma en France, notamment par la densité des salles à Paris et en périphérie. Mais l'Île-de-France, c'est aussi un miroir de la France, il y a tous les types de salles et chacune (arts & essai, grand équipement de périphérie, salle de proximité) rencontre des difficultés. Elles sont parfois différentes, notamment sur le loyer dans les centres commerciaux ou en centre-ville. Il faut qu'il y ait un appui des collectivités pour tous les types de cinémas : associatifs, privés, publics, etc..."

Heureusement, cet appui est présent, mais Marc-Olivier Sebbag espère qu'il va durer aussi longtemps que nécessaire : "La région va apporter un peu plus de 5.000 euros par établissement, la ville de Paris met 400.000 euros sur la table pour soutenir ses salles. Et puis il y a beaucoup de salles qui sont aidées par leurs communes, via une annulation de loyers, via des achats de places, etc..."

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