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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : Volt, une entreprise qui ne connaît pas la crise, grâce à ses vélos électriques

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Par , France Bleu Paris

Les ventes de vélos et trottinettes électriques ont explosé depuis le déconfinement. La mobilité "douce" ne cesse de se développer et pas uniquement à Paris mais dans toute l'Île de France. Et les entreprises qui les fabriquent... ne connaissent pas la crise !

Depuis le début de l'année, malgré la crise sanitaire, Volt a multiplié les ventes de vélos et trottinettes électriques.
Depuis le début de l'année, malgré la crise sanitaire, Volt a multiplié les ventes de vélos et trottinettes électriques. © Maxppp - Alexis Sciard

"Les ventes ont augmentées de manière exponentielle. On a multiplié nos ventes par deux ou par trois !" se félicite Grégory Coillot, le directeur général de Volt, une entreprise de vingt personnes située à Montrouge (Hauts-de-Seine) qui fabrique des vélos, trottinettes, skate électriques. C'est l'une des rares entreprises à avoir profité à plein de la crise sanitaire.

"Il y a quatre ou cinq ans, lorsqu'on a décidé de nous lancer dans ce secteur, on nous avait dit "ça ne se fera jamais", et puis finalement ça a démarré il y a deux ans et ça s'est vraiment accéléré pendant le confinement", confirme Grégory Coillot. Même si la production a été quelque peu perturbée pendant la crise sanitaire du fait du quasi-arrêt du commerce mondial. "On fait venir nos produits d'un peu partout dans le monde - Europe, Asie, Etats-Unis -, il n'y a pas de production française malheureusement. Et bien évidemment, les usines ont été perturbées, on a constaté des délais d'approvisionnement d'un mois plus long que d'ordinaire. Mais maintenant, tout est rentré dans l'ordre et ces usines tournent à plein pot. La demande est supérieure à la production quoi qu'il arrive". 

On est sur un marché exponentiel : en 2019, il s'est vendu 380 000 vélos électriques et 478 000 trottinettes électriques. Et depuis le début de l'année, malgré la crise sanitaire, on est sur des taux de croissance de +50% - Grégory Coillot, directeur général de Volt

Résultat : l'entreprise des Hauts-de-Seine prévoit de se développer et d'embaucher. "Je vais recruter six personnes, surtout des techniciens, capables de réparer nos produits pour compléter notre service après-vente. C'est plutôt pas mal, on est une entreprise de vingt personnes", se félicite Grégory Coillot.

L'essentiel du marché ne se situe pas à Paris

Contrairement aux idées reçues, le marché des vélos et trottinettes électriques ne se situe pas qu'à Paris, où la municipalité a mis en place une politique de mobilité ambitieuse en la matière. Mais elle n'est pas la seule. "On pense que le marché se situe à Paris, mais en réalité, le gros du business est ailleurs : moi je vends à la grande distribution (Fnac, Darty, Boulanger, Norauto, etc...) et ils sont surtout ailleurs qu'à Paris. Quand on se promène dans les grandes villes de France, vous avez énormément d'usagers de vélos ou de trottinettes électriques", rappelle le directeur général de Volt.

D'après Grégory Coillot, cette tendance est prévue pour durer : "la voiture va devenir obsolète dans cinq, dix ou quinze ans d'après-moi. Ce n'est pas juste une mode, c'est une tendance de fond. La mobilité électrique, c'est l'avenir des villes", prophétise le patron.

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