Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

La répression des fraudes contrôle l'origine des fruits dans le Vaucluse

dimanche 6 août 2017 à 19:09 Par Paul Ferrier, France Bleu Vaucluse

D’où viennent les produits sur nos étals, la chaine du froid a-t-elle été respectée ? C'est pour vérifier tout cela que la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression de Fraudes sillonne les routes du département vauclusien. Ce dimanche, contrôle de camion sur l'A7.

Les agents de la DCCRF contrôlent un camion espagnol transportant des nectarines à destination de Rungis
Les agents de la DCCRF contrôlent un camion espagnol transportant des nectarines à destination de Rungis © Radio France - Paul Ferrier

Orange, France

Des agents de la répression des fraudes étaient sur l'autoroute A7 entre Avignon et Orange ce dimanche 6 aout pour contrôler des camions de fruits et légumes qui remontaient vers le Nord. La plupart sont Espagnols. Les gendarmes s'occupaient de rabattre les poids lourd vers Michel Malaval, le chef de service en Vaucluse de la répression des fraudes qui s'était positionné avec son équipe au péage d'Orange.

Reportage au péage d'Orange de Paul Ferrier

L'objectif du jour est de vérifier que la réglementation européenne en matière de traçabilité des fruits et légumes d'été est bien respectée. L'origine des produits doit être indiquée sur les fruits, sur le document de transport et sur la facture.

Ne pas indiquer l'origine permet la triche

Angel est un chauffeur routier espagnol. Son camion est arrêté et contrôlé ce jour là. "En France il y a beaucoup de contrôles", explique le routier, pas plus formaliser que cela de voir sa remorque inspectée. "La France et l'Allemagne sont les pays ou il y a le plus de contrôle en général", raconte-il au moment où les agents de la DGCCRF examinent le documents fourni au chauffeur par son employeur. Tout semble en règle, sauf sur la facture.

Sur cette dernière, l'origine espagnole des nectarines transportées n'est pas indiquée. "C'est soit une erreur, soit délibéré", explique Michel Malaval, le chef de service consommation de la répression des fraudes en Vaucluse. "Quand l'origine n'apparait plus, elle peut se transformer en origine française plus facilement", déplore l'agent de la répression des fraudes. Ainsi, ces nectarines espagnoles pourraient, en bout de chaîne, devenir française. Une triche qui, sans être courante, est régulièrement constatée.

Quelles conséquences ?

Une fois la faute repérée par la répression des fraudes, Angel a pu repartir avec son camion. Lui ne sera pas inquiété, ce n'est pas responsable. En revanche les services de la DGCCRF de Rungis sont immédiatement contactés par leurs homologues vauclusiens. Les agents à Rungis iront, eux, contrôler l'acheteur, histoire de vérifier qu'il s'agit bien d'une erreur et pas d'un système de fraude. Les vauclusiens envoient également un signalement aux services espagnols. Charge à ces derniers d'aller contrôler le vendeur. Mais les agents français, sans le dire ouvertement, n'y croient pas trop.

Vendre des produits espagnols en faisant croire qu'il sont français, c'est aussi ce qui crispe les agriculteurs en France qui parlent de concurrence déloyale. Au mois de juin dernier, les agriculteurs vauclusiens avaient eux même fait ce genre de contrôle. Cela avait été beaucoup plus musclé. Avec eux pas d'avertissement, les marchandises venant d’Espagne avaient été jetées directement sur l'autoroute.

►►VIDÉO - Bagarre et fruits jetés sur l'autoroute A54 par des agriculteurs en colère